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«  Cent trente exposants vont nous faire voyager dans l’assiette »

Propos recueillis par FXG, à Paris Vendredi 11 Janvier 2019 - 03h05
«  Cent trente exposants vont nous faire voyager dans l’assiette »
Babette de Rozières / photo FXG

Babette de Rozières, la cheffe de cuisine médiatique, prépare le quatrième Salon de la gastronomie des Outre-mer qui se tiendra les 1er, 2 et 3 février, Porte de Versailles, à Paris.

Quelle est la nouveauté de cette quatrième édition  ?

Le pays invité, cette année, c’est la Louisiane et le thème, ce sont les épices  ! On est à la fois dans le créole et les couleurs chaudes parce que le salon sera décoré aux couleurs des épices. Il s’agira de bien montrer que la cuisine ne se fait pas toute seule, mais qu’il faut maîtriser la culture des épices pour pouvoir l’assaisonner  ! En dehors de ça, la nouveauté, ce sera l’espace marmaille. J’ai remarqué que les enfants s’ennuyaient avec leurs parents et que les parents avaient besoin d’être un petit peu libres pour visiter ce salon. Les enfants pourront donc rester dans l’espace marmaille où ils seront habillés en petits chefs et où ils pourront faire leurs petits gâteaux avec un chef qui a l’habitude de travailler avec les enfants.

Pourquoi la Louisiane  ?

La Louisiane est un pays d’accueil où je ne me suis pas sentie dépaysée parce que c’est créole  ! Tu manges créole, tu parles créole  ! La France a laissé sa marque  ! Il y a plein d’endroits avec des noms français à la Nouvelle-Orléans, Lafayette, Bâton Rouge... La France a vraiment marqué la Louisiane et c’est pour ça que je me suis dit qu’après les 200 ans de la Lousiane l’an passé, elle serait le pays invité  !

Avec la Louisiane et les épices, vous insistez sur l’alliance cuisine et culture...

Ça va ensemble  ! La cuisine, c’est note culture... Nous allons honorer des artistes de Tahiti, Mayotte et un Guadeloupéen, Franck Plocoste, qui s’est lancé dans la peinture à base d’épices  ! En dehors de ça, il va y avoir des débats avec Yann Queffélec en maître de cérémonie. Il va présenter Jean-Michel Cohen qui parlera d’obésité et des problèmes d’alimentation en Outre-mer. Parce que nous avons un problème  : les gens se nourrissent mal, vont dans les fast food et prennent du poids. Et ça, il faut que ça s’arrête  ! On va parler aussi de biodiversité, de la mer, la grande spécialité de Yann Queffélec. Il va falloir visiter le salon parce qu’il y aura beaucoup d’animations. Il y aura l’Afrique, La Réunion, les Antilles... Tous seront représentés avec la Louisiane, sa culture, sa musique et sa cuisine cajun. Ça fait un tout  !

Quoi de neuf côté exposants  ?

Nous aurons 130 exposants et ils vont nous faire vraiment voyager dans l’assiette : cuisine française, antillaise, réunionnaise, tout ce qui se mange dans les Outre-mer. Tout ce qui se fait de mieux dans la gastronomie des Outre-mer et de la francophonie puisque nous aurons aussi la Tunisie, le Maroc, la Grèce, le Liban, Madagascar... Tout le monde veut maintenant venir sur ce salon  ! Je trouve ça merveilleux alors même que la France traverse un moment de doute... Là, ça donne des ailes et les gens veulent venir au soleil au mois de février  !

Cinq ans après son lancement, le Salon de la gastronomie est-il consolidé financièrement  ?

Il est pérenne  ! Normalement, ça aurait dû être la cinquième édition parce que je n’ai pas ouvert l’année où j’étais en campagne électorale, mais la le salon est parti en flèche  ! C’est si vrai que maintenant, je travaille avec l’international pour ce salon. Il y a le Qatar qui m’a demandé et je pense que l’année prochaine le salon aura lieu à Paris, toujours à la Porte de Versailles mais également au Qatar. Londres aussi m’a demandé le salon et je dois encore partir à Tokyo avec mon salon  ! Le jour où je mettrai la gastronomie des Outre-mer à Tokyo, à Doha et dans d’autres pays francophones, je dirai que j’ai gagné mon pari.

Un pari difficile  ?

Ça n’a pas été facile de monter un salon, seule, sur ma tête, mon nom, ma popularité, ça a été un défi. J’ai failli être découragée mais désormais, le salon marche et joue même dans la cour des grands puisqu’il sera bientôt international  !

Comment expliquez-vous ce succès  ?

La cuisine, c’est une question de santé publique. Si tu manges mal, tu te portes mal  ! Je suis très à cheval sur l’équilibre des assiettes parce qu’on peut tout manger, vraiment tout sans se priver, mais manger équilibré et manger sain. C’est ça mon message  ! Chez nous dans les Outre-mer, nous avons tous les produits partout, mais on ne les cuisine pas de la même façon selon les territoires. Chaque région de l’Outre-mer a une identité propre et quand on voit l’assiette, elle reflète la culture du territoire  ! J’ai créé ce salon pour bien montrer la diversité de nos territoires et terroirs et montrer nos talents  !

Quel soutien avez-vous reçu du ministère des Outre-mer  ?

Rien  ! La ministre des Outre-mer ne m’intéresse pas. Je me souviens qu’en 2015, quand j’ai monté mon salon, elle n’était rien du tout et elle est venue pleurnicher pour me demander de lui faire visiter mon salon... Je l’ai prise par la main, je l’ai invitée à manger... Mais depuis qu’elle est devenue ministre des Outre-mer, elle n’en a rien à faire des Outre-mer  ! Alors je me pose une question  : le ministère des Outre-mer, avant, c’était le ministère des Colonies... Alors un ministère des Colonies devenu ministère des Outre-mer, sous la tutelle du ministre de l’Intérieur, ça ne sert à rien  !

Propos recueillis par FXG, à Paris

Le stand de Sinnamary, sur le salon 2016 / photo d'archives -
Babette de Rozières / photo FXG -

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