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kourou

Deux fresques de l’artiste Mon’k réalisées

Mercredi 22 mai 2019
Deux fresques de l’artiste Mon’k réalisées
La fresque intitulée «le deuil d'une mère» est située au coin de la rue einstein et de l'avenue deux lacs. Elle a été réalisée du 14 au 17 mai. - hespels

Dans le cadre du projet « Relooke ton quartier », deux fresques murales de l’artiste international de street art Mon’k sont désormais visibles dans la ville spatiale. Ou comment utiliser l’art pour créer du lien social tout en invitant l’esprit à la réflexion.

Créer de la cohésion et du lien social grâce à la culture. Voilà l’idée de Warren Lubin, directeur culturel de la ville de Kourou, à l’origine du projet « Relooke ton quartier » : « Dans un premier temps on a voulu échanger avec les jeunes de tous les quartiers pour comprendre cette fracture qui peut exister. J’ai ensuite eu l’idée du projet « Relooke ton quartier », en accord avec la Simko. » Le but était de choisir des endroits où les jeunes aiment se poser et de les faire réfléchir à travers l’art. Après concertation avec les associations de Kourou début mars, le projet est né.

La première fresque a été inauguré vendredi dernier, place Tutu. L’artiste Mon’k a eu comme directives de rendre hommage à la communauté amérindienne et à sa spiritualité au cœur d’un quartier urbain : « S’il y a bien des peuples à qui l’on doit redonner leur place, sans qu’ils soient les oubliés de la République, ce sont les peuples autochtones. » La fresque représente un yapoto, un chef de famille amérindien. Derrière lui, des écritures en langues kali’na. Les enfants du quartier ont participé à la réalisation avec l’artiste et la communauté amérindienne a été consultée en amont sur ce projet. Le soir de l’inauguration, les jeunes présents étaient invités par la Compagnie Maztek, partie prenante du projet, à chanter : « On a proposé un micro ouvert, on a fait chanter tous les enfants présents pour célébrer l’art et la cohésion », explique Bérékia Yergeau.

La deuxième fresque invite à une réflexion sur la violence. Le lieu n’est pas anodin : c’est au pied de ce bâtiment, dans le quartier des Deux Lacs, que deux jeunes, à quelques années d’intervalles, ont perdu la vie, suite à des bagarres entre bandes rivales. La fresque, très impressionnante, représente une mère, la mère de l’humanité, de tous les enfants, ornée d’une couronne de fleurs, référence au deuil. Sous son visage, la rue qui tue, qui enlève la vie aux enfants. Une œuvre à double sens qui évoque l’éducation des enfants, mais qui invite aussi ces derniers à réaliser ce qu’ils peuvent infliger comme souffrance à leurs mères. « J’ai voulu parler de la réalité des mères. Le deuil peut nous parler à tous. Le deuil c’est la réalité que nos générations vivent avec le monde de la rue », précise l’artiste Mon’k. Un véritable chef d’œuvre de street art dont la notoriété pourrait rapidement dépasser les portes de la Guyane.

Aurélie PONSOT

La fresque intitulée «woponaka Kamakon» est située place Tutu, à deux pas de l'avenue bois chaudat. Elle a été réalisée du 8 au 12 mai. - hespels

Celle intitulée « Woponaka Kamakon » est située place Tutu, à deux pas de l’avenue Bois Chaudat.

La fresque « Le deuil d’une mère » est située à l’angle de la rue Einstein et de l’avenue Deux Lacs / photo APo

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