France-Antilles et ses partenaires utilisent des cookies pour le fonctionnement de leurs services, réaliser des statistiques d’audience, proposer des contenus et publicités personnalisés. En utilisant ce site, vous consentez à cette utilisation. En savoir + et gérer ces paramètres. OK
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
3 questions à

Franck Margerin, dessinateur de BD « Lucien  soutiendrait les gilets jaunes »

Samedi 29 Décembre 2018 - 03h15
Franck Margerin, dessinateur de BD « Lucien  soutiendrait les gilets jaunes »
Franck Margerin, La Touk du savoir, décembre 2018 - Michel Le Tallec

Invité du festival littéraire La Touk du Savoir, qui s’est déroulé les 15 et 16 décembre à Cayenne, Franck Margerin, l’inventeur de Lucien, le gentil rocker de banlieue dont les aventures s’égrènent en bande dessinée depuis bientôt quarante ans, s’est prêté au jeu de l’interview décalée.

Alors en campagne à La Réunion pour les élections présidentielles de 2017, Emmanuel Macron avait estimé que la Guyane était une île. Lucien, lui, sait où se trouve la Guyane  ?

Sincèrement non. Lucien, c’est le petit rocker de banlieue, ses horizons sont assez limités. Ce n’est pas du mépris, ni de la condescendance, non, simplement il ne s’intéresse qu’à son environnement immédiat, il vit et évolue dans sa « bulle  » : le rock, les virées entre copains, la moto…

Lucien pourrait porter un gilet jaune  ?

Très vraisemblablement oui. Mais ses actions à lui seraient sans doute en décalage avec ce que l’actualité nous montre. Je ne pense pas qu’il descendrait sur Paris, ni qu’il occuperait des ronds-points, mais en revanche, je le vois très bien organiser des mini-concerts avec ses potes pour soutenir financièrement les gilets jaunes.

Réchauffement climatique, transition énergétique, très peu de gens évoquaient ces thèmes à l’époque de Lucien, dans les années 1970. Au fil du temps, Lucien est-il devenu écolo  ?

Oui, mais un écolo jouisseur. Je m’explique : il sait, il sent qu’il faut faire des efforts pour «  sauver la planète  », selon la phraséologie consacrée, mais il ne n’est pas prêt encore à tout sacrifier de ses goûts, de sa manière de vivre. Exemple  : quand son cousin Nanard, le baba-cool devenu écolo-bobo (cf  : La bande à Lucien, album sorti en 2011, ndlr), lui propose du thé vert en guise d’apéro et des sushis pour le repas, il rêve plutôt, lui, d’une bonne bière et d’une côte de bœuf  ! Mais c’est un bon garçon  : l’écologie, il s’y mettra…

Propos recueillis par Michel LE TALLEC

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire
A la une
2 commentaires