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Le pavillon Outre-mer au Livre Paris se fait plus sélectif

Vendredi 22 mars 2019
Le pavillon Outre-mer au Livre Paris se fait plus sélectif
ds - dsd

Au salon Livre Paris, la librairie du musée du quai Branly-Jacques-Chirac a remplacé la librairie général Jasor, en difficulté économique, et le ticket d’entrée pour les auteurs et éditeurs d’Outre-mer a été nettement revu à la hausse.

Cette année, le ministère des Outre-mer a voulu faire le ménage et, selon un organisateur, « professionnaliser et relever le niveau ». Aucun désengagement de l’État donc, mais des conditions d’accès qui ont abouti à faire disparaître ceux que certains refusent de voir comme des éditeurs pour leur préférer la qualité d’imprimeurs… « C’est beaucoup plus cadré, observe Hélène Doyen des éditions Orphie qui est venue promouvoir douze nouveautés dont la biographie de Babette de Rozières, mais est-ce qu’en même temps les autres n’ont pas le droit d’exister ? » Car cette réorganisation a fait disparaître quasiment la Guadeloupe et la Martinique du paysage des éditeurs, si ce n’est la petite maison d’édition martiniquaise Idem du duo Desnel-Dracius. « Vu les conditions imposées par le ministère des Outre-mer, témoigne la Martiniquaise Jala, nous avons dû nous débrouiller… La Collectivité territoriale a accepté de nous aider et nous remboursera notre billet d’avion et le prix du stand :955 euros… » Avec Jala, elles sont trois autres, Sabine Andrivon-Milton, Arlette Pujar et Christiane Sacarabany, à avoir dû avancer chacune la location de leur petit stand (en fait une table et une chaise un peu à l’écart du pavillon des Outre-mer !) pour pouvoir présenter au public parisien leur travail. Ensemble elles ont créé une association, Les auteurs de Martinique , afin de se faire admettre au salon.

Un vrai kiff

« Il fallait que la littérature martiniquaise soit présente, assène Sabine Andrivon-Milton qui est venue présenter ses jeux de société au Livre Paris qu’elle pratique depuis dix ans. Nous regorgeons d’auteurs, mais le problème est que nous ne disposons pas de grandes maisons d’édition… C’est pourquoi, le ministère nous ferme les portes… » La barrière mise en place par le ministère a fermé la porte aux éditeurs qui ne sortent pas dix livres par an et qui ne sont pas distribués dans l’Hexagone. Cela exclut un éditeur comme Nestor et évidemment l’auto-édition… Et hors du salon, point de visibilité… « Nous avons besoin de côtoyer les autres auteurs, insiste Jala, nous sommes dans le monde du livre ! » Jala avait naguère sa maison d’édition qui n’a pas résisté elle non plus aux rigueurs économiques. Elle s’est donc rapprochée des éditions Orphies qui ont repris son fond éditorial pour en faire la collection « Lafontaine-Orphie ». « Ca a été un vrai parcours de combattant », témoigne Christiane Sacarabany, romancière qui, même à l’écart du pavillon des Outre-mer, vit un vrai kiff pour son premier salon parisien !

La nouvelle organisation a exclu des auteurs, particulièrement ceux en auto-édition, mais elle a fait aussi revenir au sein du pavillon des Outre-mer des éditeurs qui ne voulaient plus y être tels les Réunionnais ou encore l’éditeur guyanais Ibis rouge. « Moi j’ai dit que je voulais bien revenir, témoigne Pascale Malherbe, sa directrice, mais à condition qu’ils mettent dehors tous ceux qui ne voulaient pas payer plus de 100 euros… Je paye 9 000 euros pour être ici quand même ! »

FXG, à Paris

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