France-Antilles et ses partenaires utilisent des cookies pour le fonctionnement de leurs services, réaliser des statistiques d’audience, proposer des contenus et publicités personnalisés. En utilisant ce site, vous consentez à cette utilisation. En savoir + et gérer ces paramètres. OK
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr

« Nous sommes pluriels »

Propos recueillis par Pierre ROSSOVICH Jeudi 06 septembre 2018
« Nous sommes pluriels »
(Sylvain Behary Laul Sirder)

La liste des nommés de la 12e cérémonie des Lindor de la musique guyanaise, organisée par l'association Mégamazonie, a été révélée (voir sur franceguyane.fr). La chanteuse Nadège Chauvet est cette année présidente du jury. Elle répond à nos questions.

Comment avez-vous vécu ce rôle de présidente du jury des Lindor 2018 ?
La première chose que je me suis demandé c'est : pourquoi moi ? (rires) L'association Megamazonie a répondu m'avoir choisie pour mon parcours et après avoir vu comment j'ai « mené l'affaire Mécènes/Nadège » durant le dernier carnaval. Me voilà donc la vitrine de ce bel événement des Lindor!
Est-ce le président qui constitue son jury ?
Le président de Mégamazonie, Jean-Pierre Karam, m'a fait des propositions et j'en ai fait également. Nous étions seize au départ pour finir à onze. Le jury regroupe des musiciens, des gens de médias... Nous nous réunissons depuis le 2 juin à raison d'une à deux fois par semaine.
Chaque année, lorsque les nommés sont révélés, des critiques surgissent...
Oui, moi-même en tant qu'artiste j'ai pu critiqué les Lindor! (rires) C'est important de rappeler le fonctionnement. Une importante présélection est faite par Mégamazonie. Le jury sélectionne ensuite les nommés, à raison de cinq noms par catégorie. Certains critères sont respectés. Par exemple, les clips avec des armes ou de l'alcool ne sont pas pris en compte. On essaie tout de même de coller à la réalité, mais ce n'est pas le nombre de vues Youtube qui compte le plus.
Le choix du jury est forcément subjectif ?
Le jury vote et revote à main levée jusqu'à ce que le choix soit fait. En tant que présidente, je suis là pour acter les choix du jury. Je peux ne pas être d'accord. On échange nos avis. Trois catégories sont soumises au vote du public le jour de la cérémonie : chanson de l'année, duo de l'année et révélation de l'année (en partenariat avec France-Guyane, ndlr). Il faut absolument que les artistes nommés dans ces catégories soient présents sur scène pour défendre leur titre puisque c'est un spectacle. Si l'artiste n'est pas disponible pour participer, sa chanson ne sera pas retenue.
Avez-vous découvert des artistes ?
Ah oui, parce que je n'écoute pas forcément de musique urbaine (rires).Donc j'ai dû écouter, repasser, détailler...
Comment jugez-vous l'évolution de la musique guyanaise ?
Nous sommes pluriels. Désormais, nous avons tous les styles de musique en Guyane. Il y a des artistes comme Jahyanai qui propulse la Guyane à l'extérieur. Avant, nous étions bloqués. Les chansons guyanaises restaient en Guyane. On faisait ce qu'il fallait mais on n'avait pas les opportunités.
Qui seront les invités d'honneur de la soirée ?
Nous aurons un bel hommage à Silo. Son décès a touché la majorité du peuple guyanais. A nou kasé kò, a nou tradisyon. Il y aura aussi des invités d'honneur comme la Chorale Henri et Marie, Loïc Félix, Robert Dédé... J'invite le public à venir en masse. La soirée sera très belle.
Quels sont vos prochains projets ?
Nous préparons avec mon équipe un petite nouveauté pour le prochain carnaval. On s'organise pour entrer en studio et sortir deux nouveaux titres. Et il y aura du live...
12e cérémonie des Lindor de la musique guyanaise, samedi 29 septembre au Zéphir, à Cayenne.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire