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« Concurrencer la banane du Suriname »

Guillaume REUGE Mardi 17 avril 2018
« Concurrencer la banane du Suriname »
Quatre ans après la création de la bananeraie, Julien et Pierre Ducat sont satisfaits des vitroplants qu'ils ont plantés dans leur ferme de Matiti. (GR)

Quand la sélection naturelle vient en aide à l'agriculture, cela donne les vitroplants. Plus productifs et moins assujettis aux maladies, ils doivent permettre un essor de la banane guyanaise.

Éleveurs porcins depuis trente ans, les Ducat père et fils ont souhaité se diversifier et ont planté 1800 pieds de bananes Cavendish en 2014 sur leur exploitation de Matiti. Pas n'importe quelles bananes : des plants « in vitro » sélectionnés pour leur résistance par le laboratoire montpelliérain Vitropic, spécialiste des plantes tropicales à intérêt agricole. Ces plants seraient « indemnes aux maladies » , d'après l'agronome Philippe Marie, venu constater la santé de la bananeraie quatre ans après les premiers semis.
Sélectionné ne veut pas dire modifié génétiquement ou croisé afin d'obtenir un hybride. Les chercheurs de Vitropic assurent être aller chercher les espèces de bananes déjà existantes qui résistent le mieux aux maladies et au principal ennemi du fruit courbé : le charançon. Cultivé en laboratoire, le vitroplant est un processus classique d'amélioration des plantes, en milieu synthétique. Il a ensuite été implanté en Guyane via la serre de quarantaine et agrémentée de Christian Epailly, président de la fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA). Ce dernier a ensuite revendu les vitroplants aux agriculteurs. « Le marché guyanais de la banane est entre les mains des producteurs surinamais. Nous devons les concurrencer avec ces vitroplants qui nous permettent de meilleurs rendements et moins d'intervention » , justifie Christian Epailly. Difficile actuellement de concurrencer une banane du Suriname qui se vend 99 centimes d'euro sur les étals de Rungis.
PLUS PRODUCTIFS ET MOINS TRAITÉS
À l'ombre des feuilles de bananiers, Julien Ducat a le sourire. Ses bananes, un des seuls fruits qui donnent toute l'année, se portent bien. Les régimes sont homogènes, les pieds en bonne santé et d'après lui, les rendements sont très bons. Les vitroplants fourniraient un gage de performance, mais seraient aussi moins traités d'après le cultivateur de 35 ans : « Les vitroplants subissent moins de maladies, donc nécessitent moins de traitements phytosanitaires. Seules les feuilles peuvent tomber malades et nous avons fait le choix sur la plantation de les couper plutôt que de pulvériser des insecticides comme cela se fait sur d'énormes exploitations. » En revanche, il faut mettre la main à la poche pour obtenir des vitroplants bien plus chers que des rejets que l'on peut récupérer quasiment gratuitement. Un investissement qui vaut le coup pour Julien Ducat car « amorti en un an. Avec le vitroplant, il n'est plus nécessaire de replanter tous les ans, une fois tous les quatre-cinq ans suffit » . De quoi redonner la banane aux agriculteurs guyanais.
Ces plants seraient « indemnes aux maladies » , d'après l'agronome Philippe Marie, qui a constaté la santé de la bananeraie quatre ans après les premiers semis (GR)

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3 commentaires

Vos commentaires

RAF973 17.04.2018

Félicitations à ces personnes qui vont de l'avant et qui contribuent au "décollage" de la Guyane. Il en faudrait plus des comme eux. A quand le rhum avec la canne 100% guyanaise, à quand le café d'ici, a quand le vrai piment de Cayenne, à quand les épices, a quand les jus de coco en bricks.... C'est avec des gens comme eux que les choses avanceront et non celles qui ont toujours une critique à formuler. Si on devait en rester uniquement aux fruits locaux, exit le ramboutan

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montabo973 17.04.2018

concurrencer en choisissant d'abandonner la saveur et le naturel?

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cél 17.04.2018

La banane Cavendish est juste un produit dégueulasse, je ne comprends pas cette envie de la favoriser au profit de nos bacoves uniques et qui sont bien meilleure!!!

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