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« Dans paysan, il y a le mot pays »

David RODOREDA Mercredi 11 octobre 2017
« Dans paysan, il y a le mot pays »
Jean-Yves Tarcy, le président du Grage, et Sylvie Horth, qui l'a précédé (DRo)

Le Grage, en tournée territoriale, a fait halte à Tonnégrande, samedi. Une douzaine d'agriculteurs de la commune se sont réunis pour échanger.

Le Groupement régional des agriculteurs de Guyane (Grage), le syndicat agricole qui a dirigé la chambre d'agriculture jusqu'en 2007, est en tournée sur l'ensemble du territoire. Samedi, ses dirigeants ont fait halte à Tonnégrande, avant Apatou dans trois jours. Une douzaine de paysans les ont rencontrés. Jean-Hubert François, le président des Jeunes Agriculteurs (JA), et Patrick Lecante, le maire de la commune, les ont rejoints. Tous ont débattu du thème : « Quelle agriculture pour la commune de Montsinéry-Tonnégrande ? » Jean-Yves Tarcy, le président du Grage, a animé les discussions. Il a expliqué qu'après ces débats territoriaux, suivront un séminaire et un document.
Le maire Patrick Lecante a défendu l'idée de « cantines bio pour nos bambins » qui permettraient de « privilégier les circuits courts » dans une approche de « développement endogène » .
Jean-Yves Tarcy a lancé un appel aux maires de Guyane : « Soyez à côté de nous, nous voulons aller de l'avant. »
Les difficultés que rencontrent les agriculteurs ont été longuement discutées. Financières tout d'abord : « L'exploitation n'est pas rentable du jour au lendemain, a souligné le président des JA. Le jeune agriculteur a besoin d'une aide financière sous forme d'un revenu mensuel. » Foncières ensuite, avec des installations qui se font « de manière anarchique sur le territoire » , selon le président du Grage.
DÉSACCORDS AVEC LA FDSEA
« Dans paysan, il y a le mot pays, rappelle Sylvie Horth. Ce qui signifie le respect de l'environnement. » Pour l'ancienne présidente du Grage, qui compte une centaine d'adhérents, la terre « n'est pas seulement un outil pour nous. Elle permet d'abord de nourrir notre population. » Reconnaissance de l'agriculture familiale, des pluriactifs, des congés maternité et du monde des abattis, autant de « petites victoires » que Sylvie Horth attribue au syndicat né en 1994 et depuis affilié à la Confédération paysanne.
Les paysans présents ont d'ailleurs tenu à exprimer leurs profonds désaccords avec l'autre syndicat, celui « de droite » , la FDSEA (Fédération départementale de syndicats d'exploitants agricoles). Certains ont vitupéré son président, Christian Épailly, « la personne en trop dans l'agriculture guyanaise » , selon Jean-Hubert François.

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1 commentaire

Vos commentaires

MartinEden 13.10.2017

Il serait bien de médiatiser les contrôles faits sur les fruits et légumes en Guyane. Je me pose des questions sur les pesticides interdits d'utilisation en Europe... Le surinam n'est pas loin et les règles sont plus "souples".
Il faut retrouver la confiance pour augmenter les ventes.
Traçabilité sur les marchés. Les produits viennt d'où ? Cacao, Javouhey, Surinam, Brésil,...

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