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Alain le corre, directeur de la Siguy

« Je quitte une structure qui s’est relevée »

Samir MATHIEU Jeudi 20 juin 2019
« Je quitte une structure qui s’est relevée »
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Le directeur de la Siguy, Alain Le Corre, cède sa place à celui de la Simko, Jean-Jacques Stauch, à partir du 1er juillet. Un départ alors que les deux structures vont mutualiser leurs moyens. Après plusieurs années très difficiles, la Siguy sort la tête de l’eau et son directeur part serein pour l'avenir.

Vous êtes au cœur de l’actualité avec un conseil d’administration qui s’est tenu mardi. Un rendez-vous marqué par une manifestation devant vos locaux. Parmi les motifs

de mécontentement, le sort réservé à Mme Sépho

de Montsinéry-Tonnégrande, qui a été expulsée. Elle est âgée de 70 ans et proteste contre cette décision.

Qu’avez-vous à répondre à cela ?

C’est un dossier difficile et qui est très ancien, qui date des années 1990. ça fait au moins 30 ans. Je pense que Mme Sépho a été et est toujours très mal conseillée. Sans rentrer dans les détails, on peut déplorer la durée de ce dossier, qui s’est conclu par au moins trois jugements qui affirment que cette personne n’est pas propriétaire. Parce que sur le fond du sujet, elle prétendait être propriétaire. Seulement, trois juges différents ont acté le fait qu’elle ne l’est pas. Et comme elle avait arrêté de payer son loyer, la justice a demandé l’expulsion. C’est assez regrettable pour une personne âgée, mais je pense qu’elle a été mal accompagnée par le passé pour avoir une sortie qui soit plus honorable.

Sur le fond du dossier, est-ce qu’il y a eu des manquements par rapport à cette expulsion, à l’accompagnement qui aurait pu mais qu’il n’y a pas eu ?

En fait, c’est le résultat d’un dossier qui a mis beaucoup de temps à sortir par le passé. ça date des années 1990 quand même. Nous sommes en 2019. Je ne connais pas tous les détails. Mais le résultat depuis quelques années, c’est que la justice s’est prononcée à plusieurs reprises sur le fait que Mme Sépho n’est pas la propriétaire. C’est ce qu’elle contestait, mais à un moment donné, il faut bien sortir de cette situation.

Le conseil d’administration s’est tenu mardi soir sur fond de manifestation de la CLCV (union départementale consommation, logement et cadre de vie), en présence de Trop Violàns. Comprenez-vous les propos d’Alain Chrétien, qui parle de manque de professionnalisme au sein de la Siguy ?

Nous avons effectivement entendu au cours du conseil d’administration les haut-parleurs à l’extérieur, mais je dois souligner que ni Alain Chrétien, ni Tròp Violans n’ont demandé de rendez-vous. On les aurait éventuellement reçus, en dehors du conseil d’administration. Donc, il y a eu effectivement une manifestation qui avait pour but de faire des échos dans la presse. Mais je n’ai pas bien compris le contenu, puisque nous étions en conseil d’administration.

Il s’agissait d’une manifestion pour faire valoir les droits des locataires. Y a-t-il eu des manquements par rapport

à ces droits ?

Absolument pas. J’ai d’ailleurs noté qu’Alain Chrétien approuvait la démarche de mutualisation, qui est initiée (nous n’en sommes qu’au tout début) entre la Siguy et la Simko. Et je le dis, il n’y a pas de crainte sur d’éventuelles suppressions de personnel. Il n’y en aura pas. C’est un engagement. La Siguy et la Simko ont du patrimoine qui augmente. On construit tous les ans. La Simko construit à un rythme de 800 logements par an. Il faudra du monde pour gérer correctement tout ça. Et donc, la mutualisation va simplement nous rendre plus forts, car on est plus forts à deux que tout seul dans son coin.

Est-ce à partir du 1er juillet que cette mutualisation entre

la Siguy et la Simko sera effective ?

Non, non, non... C’était une information au conseil d’administration de l’engagement de la démarche. Il y a des réunions techniques qui ont lieu depuis un certain nombre de semaines. On n’a pas fixé d’horizon précis. On pense que d’ici la fin de cette année, on pourra proposer aux représentants du personnel un schéma, un plan, qui examinera toutes les modalités. Puis cela sera fait lors d’un prochain conseil d’administration, que ce soit celui de la Siguy ou de la Simko, pour que l’an prochain les premières actions soient engagées de façon formelle.

Quand on parle de mutualisation (vous n’approuvez pas

le terme de fusion), que cela signifie-t-il ?

La fusion, c’est une notion juridique. C’est quand on fusionne deux sociétés. Et ce n’est pas à l’ordre du jour. Ce qui se fait, c’est la mise en commun de moyens tout en gardant deux sociétés distinctes (ndlr , qui auront le même directeur, celui de la Simko). C’est ça qui est à l’ordre du jour. Je vais donner un exemple. On utilise tous les deux le même logiciel pour gérer les logements ou encore la comptabilité avec des personnels compétents chacun de son côté. Eh bien on va mettre en commun ces moyens-là pour éviter de payer deux licences ou des prestations en double. C’est mettre en commun de l’ingénierie interne pour mieux travailler.

Est-ce que les chantiers à venir seront gérés par

une structure ad hoc commune ?

La définition juridique n’est pas encore complètement arrêté mais ça peut-être effectivement un GIE (groupement d’intérêt économique). C’est une structure qui permet de mettre au pot toutes les dépenses d’un côté et de les refacturer en fonction d’un prorata entre les deux structures. Ceci étant, les salariés des deux structures restent salariés de leur structure. C’est simplement une entité de mise en commun.

Est-ce que la Simko va prendre le dessus sur la Siguy ?

J’invite ceux qui auraient cette idée à rester un peu modeste. La Simko est une structure qui a fortement grossi ces dernières années, alors que la Siguy a connu de grosses difficultés. La Simko s’est donc retrouvée sur le devant de la scène. Mais on fait le même métier. On a des indicateurs à la Siguy qui sont bons par rapport à la situation d’il y a cinq ans. Je dirais que la Siguy est sortie aujourd’hui de sa période de redressement. En tout cas, le plus dur est fait, même s’il faut poursuivre les efforts. La Simko est en bonne santé, mais elle ne va pas prendre le dessus.

Vous avez évoqué les grosses difficultés rencontrées par

la Siguy... Est-ce que c’est terminé ? Est-ce que c’est du passé ?

Oui, on est sorti des difficultés. On est dans un plan de redressement qui s’achève en 2020. Le conseil d’administration a pu constater que la clôture des comptes 2018, et encore à la séance de mardi, qu’on est tourné vers l’avenir. Toutes les grosses difficultés ont été surmontées grâce, je dois le dire, aux efforts du personnel. Ils ont une mission dont ils peuvent être fiers, au service des familles les plus modestes de Guyane.

Est-ce que la mutualisation Simko-Siguy va vous coûter votre place de directeur ?

Non pas du tout. Comment dire... le conseil d’administration de mardi a acté ma demande de départ en juillet pour des raisons personnelles et puis d’âge. à un moment donné, il faut laisser la place à plus jeune. Et puis j’estime avoir rempli la mission qui était de redresser la Siguy. Maintenant, c’est fait. Il faut que dans le cadre d’une nouvelle étape, la Siguy et la Simko travaillent ensemble, avec un directeur unique, Jean-Jacques Stauch (directeur actuel de la Simko), qui animera les deux sociétés.

Propos recueillis par Samir MATHIEU

Alain Le Corre quittera son poste le 1er juillet / photo PYC

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