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Les patrons se mobilisent

Propos recueillis par A.S.-M. Mercredi 03 décembre 2014
Joëlle Prévot-Madère : « On attend toujours la simplification du code du travail » (photo d'archives)

Cette semaine, les organisations professionnelles telles que le Médef, la CGPME et la FTPE appellent les chefs d'entreprises à se mobiliser. Elles dénoncent des charges trop importantes et les lourdeurs administratives qui les pénalisent. Pour Joëlle Prévot-Madère, présidente de la CGPME, le choc de simplification se fait attendre.

Vous appelez les chefs d'entreprises à se mobiliser aujourd'hui. La situation est-elle à ce point critique ?
C'est la première fois que tous les acteurs économiques acceptent de se réunir en séance de travail, cela veut dire qu'il y a un ras-le-bol général. 2014 n'a pas été une bonne année. L'activité économique a été réduite mais, pour les entreprises, les charges restent les mêmes. Il y a aussi des lourdeurs administratives qui pèsent vraiment. Par exemple, on s'aperçoit que seules un peu plus de 400 entreprises ont bénéficié du CICE (Crédit d'impôt compétitivité emploi) sur 7 000 entreprises en Guyane.
Et c'est la lourdeur administrative qui en est responsable ?
Oui, mais pas uniquement. Il y a des entreprises qui n'ont pas connaissance du dispositif, d'autres qui le connaissent mais qui ne savent pas comment s'y prendre. Il y a aussi des entreprises avec peu de salariés qui ne veulent pas s'embêter à faire toutes les démarches pour ne récupérer que quelques centaines d'euros. Et puis il y a celles qui ne sont pas à jour de leurs charges fiscales. On ne sait pas quelles sont les 400 qui en ont bénéficié, mais je suis sûre qu'il s'agit de grandes entreprises qui ont les services administratifs suffisants pour faire toutes les démarches.
Le président de la République a annoncé le fameux « choc de simplification » ...
Où est la simplification administrative quand on nous dit qu'il faut désormais mettre en place les comptes personnels de pénibilité ou les comptes personnels de formation ? Et puis on attend toujours la simplification du code du travail.
Concernant l'emploi, les transporteurs routiers se mobilisent contre la venue en Guyane d'un concurrent martiniquais, mettant en avant la préférence locale. Pensez-vous que cela puisse être une solution pour relancer l'emploi ?
En l'occurrence, cette entreprise vient avec son salarié, c'est cela qui est grave. Nous sommes dans une période où l'activité est en baisse. Ce n'est plus possible d'absorber des entreprises qui viennent avec leurs salariés alors qu'il n'y a déjà pas assez de travail sur le territoire. D'une certaine manière, il commence à y avoir une sorte de xénophobie économique. Il ne faut pas oublier que ces entreprises qui viennent de l'extérieur ont elles-mêmes défendu cette position chez elles.

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