En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +
KOUROU

« Nou gen mar » crient les commerçants kourouciens

Bernard DORDONNE Mardi 13 mars 2018
« Nou gen mar » crient les commerçants kourouciens
José Mariéma, commerçant et président du collectif des Toukans (DR)

Une opération ville morte pour sensibiliser sur l'insécurité et crier contre la montée de la délinquance est organisée aujourd'hui dans la ville spatiale. Les manifestants ont rendez-vous à 7 heures au rond-point de Super U pour marcher vers la gendarmerie de Kourou.

Plusieurs structures sont à l'initiative de cette opération : L'association des commerçants de Kourou, l'Union commerciale libérale et artisanale de la communauté des Savanes (UCLACS), l'association Canton de Kourou, ainsi que le collectif des Toukans. C'est d'ailleurs le président du collectif des Toukans, José Mariéma, membre du comité de défense des commerçants et de la population contre l'insécurité, mis en place depuis plusieurs mois, qui a décidé collectivement et unanimement de ne pas organiser de manifestations durant la campagne électorale de la législative partielle de la seconde circonscription de Guyane.
LE BRAQUAGE DE TROP
« Cette opération ville morte était prévue depuis bien longtemps, mais pour éviter qu'elle ne soit confondue avec une opération électoraliste, le comité contre l'insécurité à Kourou a décidé d'attendre la fin des élections. Je rappelle que la délinquance a fait un grand bond à Kourou depuis le début de l'année. Les chiffres ne sont pas bons et la population et les commerçants ont peur » , a confié José Mariéma.
Pourquoi manifester juste après les élections et ne pas attendre ? Pour répondre à cette question Laurent Li, membre de l'association des commerçants de Kourou est clair : « C'est un nouveau vol à main armée qui a fait déborder le vase. Samedi, un individu armé, le visage masqué, est arrivé à pied devant le Proxi du quartier Savane. Il a tiré avant d'entrer dans le libre-service. Il a volé le contenu de la caisse et est reparti tranquillement. On a l'impression qu'ils n'ont même plus peur des gendarmes » , s'inquiète Laurent Li.
UN CAHIER DE DOLÉANCES
Le président du collectif des Toukans a renchéri aussitôt par des exemples aux propos de son collègue commerçant : « Dimanche soir, il y a eu une rixe au couteau au quartier de l'Urania et un homme a été retrouvé inanimé à l'entrée du village. Samedi soir, des gamins ont profité de l'absence d'éclairage pour dégonfler les pneus. Ces incivilités sont récurrentes dans la ville partielle. Nous avons l'impression qu'il y a plusieurs gangs qui sévissent dans la commune » , a ajouté José Mariéma.
Pour les organisateurs qui ont appelés à baisser les rideaux de fer, cette opération sert à sensibiliser et à éveiller les consciences. La délinquance est récurrente à Kourou. Faut-il qu'on se fasse justice nous même ? » , se demande le président des Toukans.
Les organisateurs donnent rendez-vous à 7 heures au giratoire du Super U pour marcher vers la gendarmerie et dire stop aux braquages, aux incivilités et aux agressions. Ils remettront un cahier de revendications aux autorités et promettent d'assurer le suivi de la mise en application de leurs revendications.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
1 commentaire

Vos commentaires

aucun 13.03.2018
je confirme

même scénario que pour la supérette wendi du quartier macdo, un seul homme, tranquille, avec son fusil dans la rue. les gendarmes seront là le jour où vous roulerez à 52 km/h au lien de 50, mais là, personne ! c'est merveilleux.

Répondre Signaler au modérateur