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Quatre KFC dans cinq ans en Guyane

Samir MATHIEU Mardi 14 Mai 2019 - 09h28
Quatre KFC dans cinq ans en Guyane

L’enseigne a ouvert dimanche ses portes à Rémire-Montjoly. Le début d’une aventure dont le projet, avec ses deux frères, a démarré il y a dix-huit ans.

Ils sont encore en train de faire leurs études à Paris et déjà l’idée leur vient d’importer la marque KFC en Guyane... C’était il y a dix-huit ans. Les trois frères Max, Patrice et Steve Sophie garderont toujours dans un coin de la tête cette idée un peu folle. Dimanche, leur rêve est devenu réalité avec l’ouverture d’un premier restaurant à Rémire-Montjoly.

Les embûches ont été nombreuses. Elles ont longtemps repoussé la concrétisation du projet : pas assez mûr, marché trop petit, voisins (Martinique, Suriname) réticents ou même réfractaires... Il aura fallu de l’abnégation pour voir éclore ce projet qui pourtant faisait rêver nombre de Guyanais depuis des années, qui espéraient l’ouverture d’une des plus célèbres enseignes de fast-food au monde. Sur les réseaux sociaux, des groupes réclamaient même l’ouverture d’un KFC à Cayenne...

Ce fut finalement à Rémire-Montjoly. Tout du moins dans un premier temps. Car parmi les obligations pour obtenir l’aval des patrons américains de la chaîne, il fallait à nos investisseurs guyanais penser un véritable plan d’investissement et de développement. Cela se traduit par un projet d’installation de quatre KFC d’ici cinq ans en Guyane.
Saint-Laurent ?dans les cartons

« Le second restaurant que nous allons ouvrir se situera à Saint-Laurent du Maroni, annonce Max Joseph, l’un des trois frères gérant la marque en Guyane. Nous avons déjà prospecté plusieurs terrains. Nous avons rencontré les propriétaires. Nous avons montré les points de chutes envisagés aux Américains lorsqu’ils sont venus en Guyane, car au final, ce sont eux, qui décident du choix du terrain.?»
Les Américains décident d’ailleurs de beaucoup de choses. Ils sont très directifs et exigent que chaque fast-food respecte leurs charte et réglementation.

Par exemple, et ce fut l’une des causes des retards d’ouverture du KFC à Rémire-Montjoly, il a fallu travailler avec des entreprises agréées par la chaîne.

« Nous avons donc eu des Polonais, des Brésiliens ou des Surinamais, qui sont venus travailler sur le restaurant. Les Surinamais ont dû attendre un mois et demi avant d’avoir leur visa pour la Guyane. Les Brésiliens ont dû faire une demande de visa, obligatoire pour la Guyane alors que ce n’est pas le cas dans les autres territoires comme pour la Martinique. Quand aux Polonais, ils sont arrivés eux aussi en retard, car ils n’étaient pas vaccinés contre la fièvre jaune. Cela a retardé leur venue de plusieurs longs jours... »

Au final, KFC a bel et bien ouvert ses portes dimanche midi. Le restaurant emploie 54 salariés. Une vingtaine travaille à temps complet et un peu moins sont en CDI.
Des produits locaux

KFC veut faire travailler l’économie locale. «?Nous avons noué des partenariats avec des maraîchers, notamment pour les concombres et salades du pays?», souligne Max Sophie. Le dirigeant estime que le marché est porteur. Avec ses frères, il se montre optimiste. D’ici à cinq ans, quatre restaurants doivent ouvrir leur portes. À Saint-Laurent d’ici fin 2020, puis un second dans l’Île de Cayenne. Un quatrième ouvrira ensuite avec toujours autant de création d’emplois à la clef pour la Guyane.

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