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Une grève pour débuter le bac

Mercredi 12 Juin 2019 - 03h15
Une grève pour débuter le bac
Marion Décavé, Sud éduction, Philippe Bouba, Sud éducation, Paul-Henri Rochat, Snes et Anne Joly, Snes. - Angelique GROS

Cinq syndicats de l’éducation nationale prévoient de relayer ici le mouvement de grève national prévu le 17 juin, premier jour des épreuves du bac. Les réformes du baccalauréat et du lycée, ainsi que le projet de loi de l’école de la confiance restent notamment dans leur viseur.

Quelles organisations ?

Cette année, les candidats au baccalauréat vont devoir affronter un stress supplémentaire. Douze organisations syndicales de l’enseignement public, privé et agricole appellent à la mobilisation partout en France le 17 juin, premier jour des épreuves. En Guyane, une intersyndicale réunissant le Snes-FSU, le Snetap-FSU, Sud éducation, le Snep-FSU et le Snalc-CSEN relaie cette mobilisation inédite dans l’histoire du baccalauréat. Le Steg-UTG comprend l’appel à la grève mais ne veut pas « sacrifier une génération de Guyanais dans une académie fragilisée par des programmes inadaptés et des établissements surpeuplés ».

Pourquoi une grève ?

Les revendications des syndicats sont semblables à celles des premières mobilisations de novembre. Elles s’axent autour de trois grands sujets : le retrait du projet de loi école de la confiance, qui doit être discuté jeudi au Sénat, et celui sur la fonction publique, la revalorisation salariale et le retrait des réformes du lycée et du baccalauréat. « Cette réforme du lycée a été mise en place à marche forcée sans négociation [...] La mise en place des spécialités alors qu’on va avoir davantage d’élèves se fait en catastrophe. On va avoir trois nouveaux programmes à la rentrée avec des manuels qu’on vient de recevoir », déplore Anne Joly, du Snes-FSU.

L’inquiétude est d’autant plus grande que l’équivalent de 46 postes seront supprimés dans le secondaire l’année prochaine et que 1 500 élèves supplémentaires sont attendus. « Il y a encore beaucoup de choses qu’on peut abroger comme l’article 1 de la loi de l’école de la confiance sur l’exemplarité des enseignants ou le choix des spécialités pour les secondes car en Guyane, le dernier délai, c’est le 18 juin », ajoute Marion Décavé, de Sud éducation.

Quelles épreuves peuvent être impactées ?

Près de 3 500 lycéens doivent passer leur bac cette année. Ce mouvement de grève pourrait perturber la surveillance de plusieurs épreuves, à commencer par celle de philosophie pour les terminales, prévue lundi matin. Il pourrait aussi gêner celles de français pour les premières et deux épreuves pour les terminales de bac professionnel.

« Les attaques ne sont pas contre les élèves mais pour eux », assure l’intersyndicale. Les grévistes se rassembleront dès 9 heures, le 17 juin devant le rectorat. Le soir, les organisations syndicales nationales et locales se retrouveront pour faire le point sur le mouvement et décider des suites éventuelles à lui donner.

Le bac peut-il être annulé ?

Le ministre de l’éducation dit non. Le rectorat n’a pas répondu à nos sollicitations concernant d’éventuelles mesures pour faire face à la menace de grève. Des conditions strictes encadrent l’organisation des épreuves du bac et peuvent mener à leur annulation ou à leur report si elles ne sont pas respectées. « Il faut par exemple deux surveillants par salle, une personne qui puisse accompagner un élève aux toilettes... », précise l'intersyndicale.

A. G.

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