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TRIBUNAL

Arrête-moi si tu peux!

Daniel SAINT-JEAN Jeudi 04 septembre 2014

Cinq infractions ont mené Travis Botters devant les juges : port d'arme (un fusil à canon scié), refus d'obtempérer (provoquant une course poursuite dans les rues de Cayenne), violences sur dépositaire de l'autorité publique (un policier renversé), évasion (du commissariat) et braquage. Ses tribulations le conduisent en prison pour deux ans, dont un an avec sursis.

Le 19 octobre 2013, Travis Botters, un ressortissant du Guyana âgé de 24 ans, est identifié à Cayenne en possession d'un fusil à canon scié. Quand les policiers veulent l'interpeller, il prend la fuite et un tir de flash ball ne permettra pas de l'arrêter. Le 21 juillet dernier, les policiers veulent interpeller Travis Botters alors qu'il circule sur un scooter sans casque et sans lumière. Une course poursuite s'engage depuis le village chinois. Feux rouges grillés, slalom entre les voitures, rien ne l'arrête. Alors qu'il s'est engagé à contre-sens dans une rue étroite, Travis Botters se retrouve face à face avec un policier qui vient de récupérer un cyclo volé. Ce dernier a juste le temps de mettre l'engin devant lui avant d'être percuté par le fugitif qui est alors interpellé. Les pérégrinations du jeune homme ne sont pas terminées puisqu'au poste de police, le lendemain, il réussit à défaire ses menottes et à prendre la fuite. Il est rattrapé et, après son audition, remis en liberté.
Le 29 août, un homme est braqué par deux individus. Sous la menace d'un couteau, il leur remet son téléphone portable, sa montre et sa carte bleue. La victime identifie ses braqueurs. Et parmi eux... Travis Botters, qui se retrouve donc devant les juges avec deux dossiers regroupant cinq infractions : port d'arme, refus d'obtempérer, violences sur dépositaire de l'autorité publique, évasion et braquage. À la barre, l'homme a une idée fixe : « Le policier de la Bac qui m'a interpellé le 21 juillet a quelque chose contre moi. » Il n'hésite pas à évoquer des liens entre la victime du braquage et le policier.
Reprenant les faits en détail, le procureur requiert deux ans de prison dont un an avec sursis assorti d'une mise à l'épreuve. Pour l'évasion, elle requiert six mois supplémentaires. « Mon client ne doit pas être victime de son casier judiciaire » , enchaîne Me Georges Bouchet, qui se dit perplexe après des déclarations contradictoires de la victime du braquage. Il plaide la relaxe. Concernant l'arme, il s'interroge sur la vraisemblance des faits rapportés et, pour les violences sur le policier, l'avocat estime que son client l'a percuté involontairement.
Après délibérations, Travis Botters est condamné à deux ans de prison dont un an avec sursis assorti d'une mise à l'épreuve comportant l'obligation de travailler et de dédommager les victimes. Pour l'évasion, il est condamné à six mois supplémentaires. Il devra verser 1 000 euros aux victimes et 800 euros pour les frais de justice.

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10 commentaires

Vos commentaires

rienaciré 05.09.2014

et les menottes elles sont en cartons?

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Ubu 04.09.2014

Barème judiciaire en Guyane :
- Port d'arme, refus d'obtempérer, violences sur dépositaire de l'autorité publique, évasion ,braquage et quelques autres infractions chez un multi récidiviste : 1 an ferme et 1800 euros à payer
- Crime de lèse-Taubira : 9 mois ferme et 30.000 euros d'amende

La Guyane ? Personne ne vous croira (sauf au syndicat de la magistrature, bien sur...)

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Melville 05.09.2014

Ce que vous appelez, Ubu, et avec un rare cynisme, un Crime de lèse-Taubira est en réalité des insultes racistes proférées à l'endroit d'un Noir, un peu à l'image des propos que le "chef d'entreprise guyanais d'origine métropolitaine" a récemment proférés à l'endroit d'une présentatrice noire de la chaîne d'information en continu France 24. Il faudra vous y faire, Ubu. Le racisme n'est pas une opinion mais bien un délit, surtout dans un pays comme le nôtre, la Guyane, où ont été commis ce qu'il convient d'appeler aujourd'hui les pires crimes contre l'humanité, je veux parler, bien sûr, de l'esclavage et de la traite des Noirs. On peut parier, Ubu, que si le verdict du Parquet de Cayenne faisait jurisprudence dans toutes les juridictions de France et de Navarre, la progression du racisme connaîtrait un vrai coup d'arrêt dans l'Hexagone, probablement même dans votre région d'origine.

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Ubu 05.09.2014

Si les injustices faisaient baisser le racisme, ça se saurait. Si la phrase est honteuse, jamais une telle condamnation n'avait été prononcée, et comme par hasard, c'est quand la ministre de la Justice est visée. Etrangement, la justice est beaucoup moins dure lorsqu'elle planque sa fortune immobilière (acquise comment ?) dans des SCI juste avant de devoir déclarer son patrimoine, lorsqu'elle soutient Domota qui déclare que le gouvernement (de blancs, bien sur) ont inventé le sida pour faire disparaître les noirs. Sans parler de son passé d'indépendantiste ou sur sa complicité avec son ex-mari condamné quand même à 18 ans de prison (que dirait-on si la femme de Valls faisait péter des bombes en Corse ?)...
Ca fait surtout monter le front national, mai, c'est bien le but recherché par notre garde des sceaux, puisque c'est la seule solution pour que la gauche remporte les présidentielles de 2017. En punissant plus fortement un délit de paroles qu'un acte de violence.
Sinon, on adorerait vous entendre donner votre opinion sur ce parti qui faisaient des descentes musclées dans les cités habitées par des haïtiens à la fin des années 90. Comment s'appelait-il déjà ? Ah oui, le Walwari...
Enfin, je me demande bien si l'auguste administration pour laquelle vous travaillez est bien représentative de la Guyane dans toute sa diversité. C'est pas du racisme que d'exclure les gens "de la mauvaise couleur" des emplois publics ?

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Melville 05.09.2014

Nulle part au monde, dans aucune région de l'Hexagone on pratique mieux que chez nous, en Guyane, le métissage et surtout le respect de la différence. C'est bien pour cela que le lepénisme, qui fait florès partout en France, est proprement inexistant chez nous. Pour le dire autrement, Ubu, c'est le bien-vivre-ensemble à la guyanaise qui devrait vous servir de modèle pour l'Hexagone. Lutter contre le racisme, surtout aux côtés des siens, c'est faire preuve de salubrité publique. Votre conscience vous le rendra au centuple.

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Ubu 09.09.2014

Commentaire supprimé par la rédaction

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silly 07.09.2014
toujours la meme paroles depuis 4 ans ubu changer un peu

franchement ubu vous n'avez que sa comme arguments.c'est a dire toujours la meme paroles depuis 4 ans mme taubira ceci cela bref vu que vous etes tres bien informé sur sa fortune renseigné moi donc sur celle de la famille le pen pensez vous que c'est la pension pour avoir perdu son oeil en algerie qui lui a permis d'avoir un hotel particulier ou plus recent expliquez moi donc l'histoire de mr coppé avec l'ump ou de mr juppé qui occuppait un appartement social il y a quelques autres encores si vous voulez mais bon comme pour vous et certain autres personne il n'y a que mme taubira la responsable de tous les maux en France.au fait le fn n'a pa attendu mme taubira au pouvoir pour monter vu les casseroles que trainent les politiques en France.et puis les le pen au pouvoir ne feront pas mieux que les autres le foulard ou le petit pain au chocolat ne les dérangent que dans les cités,car des qu ils arrivent dans le 16eme arrondissement les voiles ne les dérangent pas du tout car la sa roule en maseratti Lamborghini jaguar porsche meme les commerçants guelent pour ne pas donné de pv a ces gens voilées qui genent tant.

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mica 04.09.2014
Transfert

Hélas! les pays (Brésil,Suriname,Georgetown) ne signent pas de convention, ils récupèrent leurs ressortissants uniquement que si ils sont recherchés chez eux pour meurtres et encore ! Pour le reste débrouillez vous

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magaling 05.09.2014
transfert

C'est bien le problème sur lequel devrait travailler nos instances !!! Pendant ce temps là, notre préfet visite les mines d'or surinamaises...

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magaling 04.09.2014
Tribunal et prison

Citoyen contribuable français, je suis chaque jour étonné par le nombre de ressortissants étrangers présentés devant les juges pour des violences et autres délits. Les condamnations pleuvent et ces individus vont remplir un établissement pénitencier déjà saturé.
Connaissant la dureté des conditions de détention chez nos voisins, ne pourrait-on pas transférer des personnes directement dans leur pays d'origine afin qu'ils soient jugés par leurs tribunaux et qu'ils purgent leur peine dans leurs prisons ?

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