France-Antilles et ses partenaires utilisent des cookies pour le fonctionnement de leurs services, réaliser des statistiques d’audience, proposer des contenus et publicités personnalisés. En utilisant ce site, vous consentez à cette utilisation. En savoir + et gérer ces paramètres. OK
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr

Matoury signe la première convention de transaction pénale

Mercredi 19 juin 2019
Matoury signe la première convention de transaction pénale
Lieutenant colonel Yannick Vidal, commandement de la compagnie de gendarmerie de Matoury, Samuel Finielz, procureur de la République, Serge Smock, maire de Matoury et Daniel Fermon, directeur de cabinet du préfet depuis le début du mois. - Angelique GROS

L’assemblée plénière du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance de Matoury s’est réuni à la mairie hier. Les partenaires dressent un bilan positif des actions. Les efforts doivent se poursuivre alors que les agressions physiques augmentent de 6 %. Deux conventions ont été signées pour renforcer l’action du maire face à la délinquance.

Un bilan positif

La cellule développement social urbain (DSU) de Matoury coordonne les actions du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD). Elle dresse un bilan positif des action menées. La convention évidence et le rôle des médiateurs en milieu scolaire ont porté leurs fruits. « On a eu un abaissement de nos conseils de discipline », constate une des proviseurs de collège.

La violence n’a pas disparu. Les agressions ont augmenté de 6 % de 2017 à 2018, selon la gendarmerie ; 23 cas d’élèves ont été traités dans les comités techniques violences scolaires cette année, surtout des garçons et des jeunes du bourg. « À Lise-Ophion, l’une des problématiques principales, ce sont les rivalités entre quartiers », précise la chargée de mission au centre de ressources de la politique de la ville. Dès cette semaine, deux vigiles seront postés à la médiathèque pour y faire face.

Cette année est en revanche marquée par la quasi-absence de vol à l’encontre des collégiens et lycéens, selon la gendarmerie. La brigade de prévention de la délinquance juvénile continue ses opérations et a sensibilisé 2 043 élèves à la citoyenneté, pour les plus jeunes, aux violences scolaires et au phénomène des mules, pour les plus âgés. « Le problème est tellement prégnant sur le territoire que les associations nous demandent l’aide de Tròp Violans », indique la responsable du DSU.

Cadre de vie et service public

En termes de service public, le Conseil départemental d’accès au droit (CDAD), qui tient des permanence au DSU de Balata, est saturé : 91 personnes ont été reçues dans douze permanences en 2018. De nombreuses autres sont en attente. Samuel Finielz, procureur et vice-président du CDAD, s’est engagé à étudier les demandes qui seraient portées à sa connaissance. Une assistante sociale doit y tenir des permanences lors du second semestre.

Les véhicules hors d’usage restent un problème. En plus de servir de gîtes larvaires, ce sont des cachettes pour les trafiquants. Suite à une interruption due au prestataire en 2018, seuls 12 véhicules ont été enlevés (et 12 abandonnés sur la voie publique), contre 70 au premier semestre 2019.

Rappel à la loi et transaction pénale

Pour améliorer la réponse locale face à la délinquance, deux conventions ont été signées hier entre le procureur de la République et le maire à l’issue du CLSPD : le rappel à la loi et la transaction pénale. Le rappel à la loi est une procédure qui permet, en cas d’incivilité, d’absentéisme scolaire ou autre, de convoquer les mineurs avec leurs parents ou les majeurs à la mairie pour les rappeler à leurs obligations de vie en société. « La transaction pénale est un dispositif plus abouti. Sur procès verbal réalisé par les services municipaux concernant, par exemple, des dégradations portant atteintes à un bâtiment public, une peine de transaction qui peut prendre la forme soit d’une amende, soit d’un travail non rémunéré effectué au profit de la collectivité, peut être prise puis soumise à la validation du juge », explique Samuel Finielz. Matoury est la première ville deGuyane à se doter de ce dispositif.

A. G.

Un programme de vidéosurveillance de 75 caméras

Sur les 25 caméras de vidéosurveillance que compte la ville de Matoury, une seule fonctionne actuellement. En 2018, le centre de supervision urbaine, placé sous la responsabilité de la police municipale, qui comptait alors deux caméras fonctionnelles, a permis de relever 42 infractions, contre 29 au premier semestre 2019.

D’ici à l’année prochaine, un programme de remplacement doit permettre de réinstaller de nouveaux modèles de caméras. Le prestataire a été sélectionné mais le calendrier est en cours d’exécution. Une grande partie du dossier technique, qui s’appuie sur un rapport du référent sécurité de la gendarmerie effectué en 2016, dans le cadre du projet de déploiement de la vidéosurveillance, a déjà été élaboré et les devis pour la première tranche sont en cours de rédaction.

La budgétisation a été faite mais il faut encore qu’un comité et un conseil d’éthique soient créés.

La ville comptera à terme 75 caméras. Il faut donc espérer une police municipale beaucoup plus étoffée...

Le lieutenant-colonel Yannick Vidal, commandement de la compagnie de gendarmerie de Matoury, Samuel Finielz, procureur de la République, Serge Smock, maire de Matoury, et Daniel Fermon, directeur de cabinet du préfet depuis le début du mois / photos AG

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire
Sur le même thème
1 commentaire
A la une