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ÎLE DE CAYENNE

Moteurs volés à l'armée : six suspects arrêtés

Bernard DORDONNE Mercredi 11 octobre 2017
Moteurs volés à l'armée : six suspects arrêtés
Le 14 juillet, la base de Stoupan avait été le théâtre d'un vol à main armée (BD)

Hier matin, six individus soupçonnés d'avoir participé à l'attaque de la base militaire de Stoupan, le 14 juillet, et d'avoir volé 18 moteurs de pirogue ont été interpellés. Ils sont en garde à vue.

. Six personnes, toutes d'origine brésilienne, ont été placées en garde à vue, hier, suite à une importante opération de gendarmerie visant à interpeller le commando qui avait attaqué et volé, le vendredi 14 juillet au soir, plusieurs moteurs de pirogue à la base militaire de Stoupan, à Matoury. Elles ont été interpellées simultanément à leur domicile, à Cayenne et Rémire-Montjoly. Un mineur, militaire du rang, fait partie des individus placés en garde à vue. Il devrait être poursuivi pour complicité. Les enquêteurs le soupçonnent d'avoir renseigné les malfrats. Les enquêteurs vont profiter du temps de la garde à vue pour savoir si les moteurs volés ont été utilisés dans le milieu de l'orpaillage illégal.
Parmi les suspects, âgés de 17, 19, 23, 24, 35 et 39 ans, figurent plusieurs membres d'une même famille. Une partie d'entre eux, dont le mineur, seront déférés aujourd'hui devant le procureur de permanence. Celui-ci devrait ouvrir une information judiciaire. Ils seront vraisemblablement mis en examen par un juge d'instruction pour vol à main armée en bande organisée.
L'enquête avait été confiée aux gendarmes du groupe vols à main armée (Vama) de la section de recherches de la gendarmerie de la Madeleine. Ce sont donc trois mois d'importantes investigations, menées par l'élite des gendarmes en matière de vols dans le département, qui ont permis d'obtenir ce bon résultat salué par les autorités judiciaires de la Guyane.
L'armée braquée en pleine fête nationale
Cette affaire avait fait beaucoup parler à l'époque. Les autorités judiciaires gardaient en travers de la gorge l'audace des malfrats qui n'avaient pas hésité à s'en prendre à une base militaire, à menacer avec une arme trois soldats présents sur le site, à les ligoter avant de les enfermer dans un placard pour assurer leur fuite.
Dans un communiqué, le procureur de la République, Éric Vaillant, avait confirmé que 18 moteurs de pirogue, de 40 à 120 CV, avaient été dérobés. Il indiquait aussi qu'aucune arme, ni aucune pirogue n'avaient été volées. Les bandits ont utilisé leurs propres coques pour transporter les moteurs. La bande armée est aussi repartie avec des pièces servant à réparer les moteurs et du petit outillage.
Les braqueurs, qui parlaient en portugais selon les victimes, étaient quatre. Trois ont braqué, menacé, ligoté et séquestré les militaires du rang, et un quatrième est resté faire le guet à hauteur du ponton de la base nautique. Une structure qui est aussi utilisée par les Forces armées en Guyane (Fag) pour l'entraînement au pilotage des pirogues.

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