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Orpaillage illégal : le combat n'est pas gagné

Prince ESSONNE M'FOULOU-ZÉ Mardi 13 février 2018
Orpaillage illégal : le combat n'est pas gagné
Démantèlement d'un site d'orpaillage clandestin par les éléments du 9e RIMa (DR)

Dix ans après le lancement de l'opération Harpie le 11 février 2008 par Nicolas Sarkozy, le combat contre l'orpaillage illégal n'est pas près d'être gagné. Le 9e régiment d'infanterie de marine (RIMa) compte ses morts. Un hommage solennel leur a été rendu vendredi à Cayenne.

Une cérémonie d'hommage solennel aux morts en service lors de l'opération Harpie a été organisée vendre sur la place d'armes du quartier de la Madeleine à Cayenne. Au total, cinq hommes, dont un civil, ont été tués dans le cadre de cette opération entre juillet 2009 et décembre 2017, souvent lors d'affrontements sur le terrain avec des orpailleurs illégaux. Cependant, les objectifs d'éradication de cette activité ne semblent pas près d'être atteints. Le haut commandement militaire par le pourtant de « stabilisation » de ce fléau qui, selon une déclaration du colonel Thierry Chipot, chef de corps du 9e RIMa, est maintenu au plus bas.
« UNE LUTTE PLUS COMPLIQUÉE »
Reste que le colonel reconnaît une forme d'accentuation du phénomène par la multiplication et la dissémination des sites. « Par le passé, nous avions des sites quasi industriels d'orpaillage illégal, souligne-t-il. Aujourd'hui, les sites sont plus limités, avec un seul moteur, une seule barranque » . Leur propagation serait due à l'éclatement de sites plus importants. Ce qui rendrait la lutte « plus compliquée » .
L'opération Harpie a été déclenchée pour « garantir la protection du territoire national et préserver les intérêts de la France, en soutien de l'action de l'État aux côtés des forces de sécurité intérieure dans la lutte contre l'orpaillage illégal » , explique le colonel Chipot. Mais malgré les 200 à 300 soldats déployés au quotidien sur le terrain, le phénomène reste important. Au total, 139 sites actifs ont été découverts par le parc amazonien en novembre 2016. Ce qui représente une hausse de 24% par rapport à 2015. Le phénomène est, en plus, aggravé par un trafic d'armes de guerre, la pollution des sols et des cours d'eau au mercure, l'insécurité grandissante, et des nuisances de tous ordres que subissent les populations amérindiennes et bushinengue, principalement.
Les moyens déployés dans le cadre de l'opération Harpie sont cependant estimés « adaptés et cohérents » et permettraient techniquement de « déterminer les zones les plus orpaillées » . Parmi ceux-ci, on compte l'observation aérienne et celle de la turbidité du Maroni, de l'Oyapock ou d'autres fleuves.

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2 commentaires

Vos commentaires

Gérard Manvussa 14.02.2018

chiffres obsolètes et mauvaise connaissance du dossier par l'auteur de l'article visiblement néophyte sur la question

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zene973 13.02.2018

Les moyens sont tellement "adaptés et cohérents" que cela fait dix ans que ça dure et que ce n'est pas prêt de s'arrêter dixit les mêmes autorités.
Cherchez l'erreur........
Cinq militaires morts et des centaines de personnes assassinées à petit feu suite à la pollution générée par ce phénomème dans la plus complète indifférence

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