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Quatre acteurs de l’insertion dévalisés

Mercredi 15 mai 2019
Quatre acteurs de l’insertion dévalisés
"Ils ont trafiqué les fils du boitier pour ouvrir le portail et ont réussi à rentrer", explique Maxime Roditis, animateur de l'atelier Kaz à vélo - Angelique GROS

Kaz à vélo, Adie, Ancrage et le Geiq multisectoriel ont été victimes d’un nouveau cambriolage ce weekend. Les locaux sont hors d’usage et les associations anticipent leur déménagement.

Œuvrer dans l’insertion professionnelle ne permet d’échapper à la malveillance de braqueurs et des vandales. C’est la conclusion que peuvent tirer les associations Ancrage, Adie et le Geiq multisecteur ainsi que la Kaz à vélo, un atelier participatif d’auto-réparation de vélo. Leurs locaux, situés lotissement Calimbé, cité Cabassou, à Cayenne, ont été cambriolés ce week-end. C’est la deuxième fois quinze jours. De nombreuses dégradations ainsi que des vols de divers matériels et notamment d’ordinateurs sont à déplorer. Les salariés de ces associations étaient donc sur le banc de touche hier matin et s’attelaient à dresser l’inventaire des pertes au milieu de leurs affaires dispersées et des éclats de murs et de portes. Muriel Coulange, responsable du Geiq multisectoriel, est dépitée. « J’avais une réunion avec douze demandeurs d’emploi que j’ai dû annuler. On ne peut plus travailler car on ne peut recevoir personne dans ces conditions et nous ne nous sentons plus en sécurité. » Le Geiq multisectoriel a provisoirement trouvé refuge dans les locaux du Medef, à Rémire-Montjoly, et reprend le travail dès aujourd’hui. À la Kaz à vélo, les bénévoles sont blasés mais pas vaincus. Des jeunes de la protection judiciaire de la jeunesse, qui font régulièrement des stages à l’atelier, sont venus prêter main forte pour tout ranger.

« Ils ont tout saccagé »

Le mois dernier, la Kaz à vélo alertait ses adhérents qu’un avis d’expulsion la contraignait à évacuer ses locaux le 16 juin. Comme l’Adie et le Geiq multisectoriel, elle sous-loue ses locaux à Ancrage qui connaît des difficultés financières. Le propriétaire de l’immeuble, Olivier Bernard, sur place pour constater les dégâts hier, explique : « Je ne les aurais jamais mis dehors comme ça. J’ai fait ce que j’ai pu pour Ancrage. Elle est en retard dans le règlement des loyers et j’ai décidé de vendre. »

Ce sont finalement les cambriolages, le troisième en quinze jours et le sixième en un an et demi, et pas la mesure d’expulsion, qui ont eu raison de l’atelier de la Kaz à vélo, qui compte un peu plus de 200 adhérents. « Ils ont tout saccagé. Les autres fois, c’était surtout les vélos mais là, quasiment tous nos outils ont aussi été volés », déplore Maxime, animateur de l’atelier. Plus aucune permanence ne peut-être assurée pour le moment.

Angélique GROS

« Ils ont trafiqué les fils du boitier pour ouvrir le portail et ont réussi à entrer », explique Maxime Roditis, animateur de l’atelier Kaz à vélo / photos AG

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1 commentaire

Vos commentaires

josy 15.05.2019
Banalité

Si on attrape les voleurs ils seront excusés. Merci de faire grimper les assurances avec tout ça
C'est tout le monde qui paye !!!!

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3 commentaires