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Rodolphe Alexandre - « Une lutte qui est une guerre »

Vendredi 19 juillet 2019
Rodolphe Alexandre - « Une lutte qui est une guerre »
Rodolphe Alexandre (photo d'archives) - DR

C’est au nom de la Guyane et des élus de la Collectivité territoriale que Rodolphe Alexandre, son président, se dit profondément touché par le drame qui frappe les forces armées.

Quelle est votre réaction face au drame survenu dans le cadre de la lutte contre l'orpaillage ?

Il faut que l’État et le gouvernement se positionnent vis-à-vis de l’orpaillage illégal. On ne peut pas accepter d’avoir des jeunes qui meurent sur un territoire français dans une lutte qui est une guerre contre ceux qui polluent nos eaux avec du mercure, contre ceux qui violent notre territoire donc la souveraineté de la France.

Ceux qui exportent notre or illégalement. L’orpaillage illégal pose la question de l’industrialisation des mines en Guyane.

Que pensez-vous de la proposition du député Gabriel Serville qui a demandé, bien avant ce drame, de mettre en place une commission parlementaire sur l’orpaillage illégal  ?

Je pense que dans un premier moment, il faut se recueillir et ensuite organisons des réunions. Attendons de voir ce que le gouvernement va proposer pour remplacer Harpie 2. Je note qu’il faudra durcir les lois et verrouiller la souveraineté de ce territoire, et une fois pour toutes, régler le problème au niveau diplomatique d’État à État, voire interpeller Bruxelles pour qu’il y ait des sanctions à l’égard de ceux qui rentrent sur ce territoire et qui le pillent de façon indigne.

Avez-vous un message envers la population du fleuve qui tire la sonnette d’alarme depuis des années ?

La question de l’intériorité existe. Il faut trouver maintenant de vraies solutions. à une époque, je parlais de la Légion à l’intérieur des terres. Quand je demande de faire une route Bélizon-Saül ou encore Saül-Maripasoula, c’est pour permettre aux forces armées de maîtriser les flux des orpailleurs illégaux.

Propos recueillis par Bernard DORDONNE

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