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Au G7, Trump affiche sa complicité avec Johnson sur le Brexit

Dimanche 25 août 2019
Au G7, Trump affiche sa complicité avec Johnson sur le Brexit
Heurts entre manifestants anti-G7 et policiers, le 24 août 2019 à Bayonne - Thomas SAMSON (AFP)

Le président américain Donald Trump a manifesté son plein soutien dimanche au sommet du G7 au Premier ministre britannique Boris Johnson dans le bras de fer qui l'oppose aux Européens sur le Brexit, lui promettant un "très grand accord commercial" dès que Londres aura quitté l'UE.

"C'est l'homme qu'il faut pour faire le travail", a-t-il lancé lors de son premier entretien, très attendu, avec Boris Johnson autour d'un petit-déjeuner au deuxième jour du sommet sur les bords de l'Atlantique à Biarritz, dans le sud-ouest de la France.

Les deux pays concluront un "très grand accord commercial, rapidement, plus grand qu'il n'y a jamais eu" après le Brexit, a également assuré le locataire de la Maison blanche.

Avec une accolade chaleureuse à son homologue américain, Boris Johnson a aussi affirmé que les deux pays allaient conclure un "fantastique accord commercial une fois les obstacles écartés".

Donald Trump, interpellé dès son arrivée samedi par ses homologues sur sa guerre commerciale avec la Chine et ses menaces de taxer plus le vin français, a balayé par ailleurs toute mauvaise note dans ces premières heures de sommet.

"Avant mon arrivée en France, les médias mensongers disaient que les relations avec les six autres pays du G7 étaient très tendues et que le sommet serait un désastre", a-t-il tweeté juste avant sa rencontre avec Boris Johnson.

"Et bien nous avons de très bonnes réunions, les dirigeants s'entendent très bien et l'économie de notre Ppays se porte très bien", a-t-il ajouté.

Sur deux sujets sensibles, le nucléaire iranien et le retour de la Russie au sein d'un G8, Donald Trump et ses partenaires semblent avoir trouvé un terrain d'entente lors de leur dîner informel samedi.

Les Sept (Etats-Unis, Allemagne, Grande-Bretagne, France, Italie, Japon, Canada) ont chargé le président français Emmanuel Macron de "discuter et d'adresser un message à l'Iran" pour éviter l'escalade dans la région, ont indiqué des sources diplomatiques à l'AFP.

Les Iraniens ont arrêté en juillet de respecter certains engagements de l'accord de Vienne encadrant leur programme nucléaire iranien, en réaction à la sortie en mai 2018 des Etats-Unis du texte et à la réintroduction de lourdes sanctions américanes.

- "Trop tôt" pour la Russie -

Début août, Emmanuel Macron, très impliqué dans les efforts européens pour tenter de sauver l'accord, s'était attiré les foudres de Donald Trump qui lui avait reproché de trop parler "pour les Etats-Unis".

Au cours du dîner, les sept dirigeants se sont aussi entendus pour "renforcer le dialogue et la coordination" sur les crises actuelles avec la Russie, tout en estimant qu'il était "trop tôt" pour la réintégrer dans un G8, selon une source diplomatique.

La Russie a été exclue du G8 en 2014 après l'invasion de la Crimée. Mais Donald Trump est plutôt favorable à son retour, à contrecourant de ses pairs.

MM. Macron, Trump et Johnson débattront aussi dimanche avec Angela Merkel, Shinzo Abe, Giuseppe Conte et Justin Trudeau de l'état de l'économie mondiale, qui montre des signes inquiétants d'essoufflement en Allemagne, en Chine et aux Etats-Unis.

Européens et Japonais en font porter une partie de la responsabilité à la guerre commerciale que se livrent Washington et Pékin, qui ont encore surenchéri vendredi en annonçant de nouvelles taxes douanières. Mais Donald Trump a affirmé qu'aucun de ses alliés ne lui avait reproché l'escalade du conflit commercial. Face à lui, Boris Johnson a néanmoins plaidé pour "la paix commerciale".

Très favorable aux accords bilatéraux, Donald Trump a également affirmé que les Etats-Unis étaient "très proches" d'un accord commercial "majeur" avec le Japon sur lequel les deux pays travaillent depuis 5 mois".

Dans la journée, les dirigeants du G7 devraient s'entendre pour participer, notamment financièrement, au combat engagé contre la multitude d'incendies dévastant l'Amazonie, cette "forêt qui brûle" qui est "notre bien commun" selon Emmanuel Macron.

Ils devraient apporter leur aide non seulement au Brésil mais aussi au Chili, dont le président Sebastian Pinera a été invité à Biarritz, à déployer des moyens de lutte.

- "Marche des portraits" -

Parmi les autres sujets au menu des débats, figurent les priorités de la présidence: la lutte contre les inégalités ou le partenariat avec Afrique. Avec, selon les séances, la participation d'autres dirigeants, comme ceux de l'Inde, d'Australie ou six d'Afrique. Emmanuel Macron, Angela Merkel et le président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré s'exprimeront ainsi ensemble devant la presse sur la crise au Sahel.

Après être arrivés samedi sous le soleil, les dirigeants vont continuer à profiter d'une vue imprenable sur l'Atlantique, loin de toute foule estivale, une partie de Biarritz ayant été évacuée.

A quelques dizaines de kilomètres, les opposants au G7 n'entendent pas désarmer après avoir tenu un contre-sommet en fin de semaine. Samedi, ils ont été plusieurs milliers à marcher, dans le calme, d'Hendaye à la ville frontière espagnole d'Irun, pour réclamer un monde "plus juste" et un environnement "mieux protégé".

Des centaines de personnes sont également descendues dans les rues de Bayonne malgré le déploiement d'un très important dispositif de police, qui a brièvement fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes.

Dimanche, les anti-G7 organisaient "une marche des portraits" d'Emmanuel Macron qui ont été décrochés dans les mairies.

Pendant ce temps, conduites par Brigitte Macron, les "premières dames", dont Melania Trump, partaient à la découverte du Pays Basque, notamment du village d'Espelette, réputé pour son piment.

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