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Le mercure continue de grimper, les 2/3 de la France en vigilance orange

Mardi 25 juin 2019
Le mercure continue de grimper, les 2/3 de la France en vigilance orange
Forte chaleur à Paris, au Parc André-Citroën, le 5 août 2018 - Geoffroy VAN DER HASSELT (AFP/Archives)

Le mercure a encore grimpé mardi en France, où plus des deux tiers des départements étaient en vigilance orange, à deux jours du pic attendu d'une canicule inédite pour un mois de juin.

Douze départements supplémentaires ont été placés par Météo-France en vigilance "orange", s'ajoutant aux 53 concernés depuis lundi par l'événement, une canicule exceptionnellement précoce que le pays devrait cependant voir se répéter à l'avenir avec le réchauffement planétaire.

Ile-de-France, Grand-Est, Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val-de-Loire et une partie du sud et du sud-ouest sont désormais concernés, seuls les littoraux échappant à l'alerte.

A 15 heures mardi il faisait 33°C à Strasbourg, 32°C à Paris, 35°C à Lyon, indique Météo-France, qui publiera les maximales en fin de journée. 34°C étaient prévus à Paris et Reims, 36°C à Nancy, Metz, Strasbourg, 37°C à Lyon, 39°C à Grenoble. La barre des 40°C pourrait être atteinte entre basse vallée du Rhône et vallées alpines.

Mercredi, on devrait avoir entre 35 et 40°C (Besançon, Nevers, Clermont-Ferrand, Lyon...).

Caractéristique des canicules, les nuits sont chaudes, avec des températures qui ne descendront pas sous les 19°C à 23°, voire 25 dans de grandes agglomérations. A Paris il faisait 22,6°C mardi à 05h. Au-delà de 20°C, les météorologues parlent de "nuit tropicale".

La fin de l'épisode, dont le pic est attendu jeudi et vendredi, est envisagée dimanche par le nord-ouest, un air plus tempéré gagnant progressivement le pays.

En attendant, cette chaleur pousse les habitants à chercher les coins d'ombre. Télévision et radio diffusent des messages de prudence, relayés dans les transports et sur les panneaux d'affichage.

- Renoncer à la cravate -

Alors que des membres de l'opposition accusent le gouvernement d'"en faire trop", la ministre de la Santé Agnès Buzyn a assumé cette mobilisation. "Pour tous ceux qui savent, évidemment on en fait trop, mais si je peux éviter des morts inutiles, je continue à communiquer sur la prévention", a-t-elle déclaré sur LCI.

La ministre a expliqué qu'elle allait "conseiller" à ses collègues masculins du gouvernement de renoncer temporairement à la cravate.

"La climatisation vous protège mais elle participe au réchauffement climatique, elle utilise de l'électricité et donc on a intérêt à ne pas trop climatiser et à changer notre code vestimentaire", a-t-elle argumenté.

Selon une étude internationale parue lundi, le réchauffement va générer mondialement des besoins en énergie accrus, pour les climatiseurs notamment, de +25 à +60% d'ici à la moitié du siècle.

Alors que les pics de pollution à l'ozone sont favorisés par la chaleur, le ministre de la Transition écologique François de Rugy a annoncé une réforme du déclenchement de la circulation alternée en Ile-de-France, "automatisé" en cas de dépassement des seuils limites de polluants atmosphériques.

Ce nouveau dispositif pourrait être testé très vite, puisque la maire de Paris Anne Hidalgo a demandé au préfet de police cette circulation différenciée pour mercredi, qui selon Airparif devrait voir le "seuil d'information du public" atteint pour la pollution à l'ozone.

Lundi, le gouvernement a annoncé le report de quelques jours des épreuves du brevet des collèges qui devaient avoir lieu jeudi et vendredi, pour "garantir la sécurité des élèves".

Cette vague de chaleur venue du Sahara ravive le souvenir de l'épisode d'août 2003, qui avait généré une surmortalité de 15.000 personnes sur plus de 15 jours (plus de 70.000 en Europe).

Il s'agit d'un épisode sans précédent par son intensité et sa précocité, et ce depuis 1947 et l'établissement de relevés détaillés, souligne Météo-France.

- Des pics partout -

Dès le milieu de la semaine, des records vont être établis pour un mois de juin voire "localement tous mois confondus". Le jour le plus chaud sera jeudi ou vendredi.

La canicule, qui implique au moins trois jours et trois nuits au-delà d'un certain seuil de température (différent selon les régions), devrait s'étendre au-delà du week-end au moins sur une large moitié du sud-est, selon Météo-France. Aucune région ne devrait être épargnée par les pics, y compris le nord-ouest en fin de semaine.

"Ilots de chaleur", les villes souffrent particulièrement, pour cause de sols bétonnés, du manque d'arbres et de l'intensité des activités humaines.

Les pouvoirs publics rappellent la nécessité de boire de l'eau régulièrement, de mouiller son corps et de protéger sa peau. La plateforme d'information "Canicule info service" est accessible au 0800 06 66 66 (numéro vert).

Partout on s'organise, y compris pour les spectateurs et équipes du Mondial de foot féminin (messages de prudence aux premiers, boissons spéciales pour les secondes).

Les agriculteurs, eux, doivent se montrer vigilants pour la santé de leurs bêtes. D'autres craignent que la sécheresse n'affecte les fourrages.

Pour la SNCF et la RATP, cette chaleur implique de surveiller très étroitement matériel et infrastructure, notamment les câbles d'alimentation électrique, les caténaires et les voies.

Dans le bâtiment, les représentants du secteur ont annoncé le décalage des horaires des travailleurs.

Les cafetiers en revanche ont le sourire, avec une hausse prévisible du chiffre d'affaires d'au moins 30%.

La consommation d'électricité sera "importante", a déjà prévenu le gestionnaire du réseau à haute tension RTE, qui s'attend à une "potentielle pointe de consommation estivale jeudi à 13h", sans craindre cependant une rupture d'approvisionnement.

Avec le réchauffement climatique, les scientifiques anticipent des vagues de chaleur deux à trois fois plus nombreuses d'ici au milieu du siècle.

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