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Corruption: le Qatar et BeIN dans le collimateur de la justice suisse

Jeudi 12 octobre 2017
Corruption: le Qatar et BeIN dans le collimateur de la justice suisse
Les bureaux parisiens de la chaîne beIN Sports perquisitionnés jeudi dans le cadre d'une enquête suisse - KENZO TRIBOUILLARD (AFP/Archives)

L'étau se resserre autour du Qatar: déjà objet d'une enquête de la justice suisse pour la désignation du Mondial-2022, l'émirat est désormais soupçonné de "corruption privée" dans l'attribution des droits médias de plusieurs Coupes du monde, via beIn Media, dirigé par Nasser Al-Khelaïfi, par ailleurs président du PSG.

Le ministère public de la Confédération (MPC) helvétique a ainsi annoncé jeudi avoir ouvert une enquête le 20 mars 2017, à l’encontre à la fois de Jérôme Valcke, ancien secrétaire général de la Fifa, déjà suspendu 10 ans pour d'autres faits de corruption, et du Qatari Nasser Al-Khelaïfi, PDG de la société BeIn Media, et également patron du PSG, "en lien avec l'octroi de droits média pour les Coupes du monde de football".

L'entourage de Nasser Al-Khelaïfi n'avait pas répondu jeudi soir aux sollicitations de l'AFP. De même que beIN France.

Une troisième personne, un homme d'affaires "actif dans le domaine des droits sportifs", est également visée mais le MPC n'a pas communiqué son identité.

L'enquête a été ouverte pour "soupçon de corruption privée, d'escroquerie, de gestion déloyale et de faux dans les titres", a indiqué le MPC, précisant qu'une opération "coordonnée" a été menée simultanément en France, en Grèce en Italie et en Espagne, dans le cadre de cette procédure.

Les bureaux parisiens de la chaîne de télévision qatarie BeIN Sports ont en ainsi été perquisitionnés jeudi, a annoncé le parquet national financier (PNF) français. Le PDG du groupe, Nasser Al-Khelaïfi, occupe également le poste de président du Paris SG qui appartient depuis 2011 au fonds d'investissement qatari QSI.

Jérôme Valcke, 57 ans, est soupçonné d'avoir "accepté des avantages indus en lien avec l'octroi de droits média dans certains pays de la part d'un homme d’affaires dans le domaine des droits sportifs en ce qui concerne les Coupes du monde de football de la Fifa de 2018, 2022, 2026 et 2030 et de la part de Nasser Al-Khelaïfi en ce qui concerne les Coupes du monde de la Fifa de 2026 et 2030", a précisé le MPC.

La Coupe du monde 2018 a été octroyée à la Russie et celle de 2022 au Qatar lors d'un double vote du Conseil de la Fifa en 2010. Les éditions 2026 et 2030 n'ont pas encore été attribuées.

- Soupçons autour du Qatar -

En mars 2015, la justice suisse a ouvert une enquête sur les conditions d'attribution des Coupes du monde 2018 et 2022, sur lesquelles pèsent de forts soupçons de corruption. Cette procédure n'a été rendue publique que le 27 mai 2015, alors que la police zurichoise, sur demande de la justice américaine, arrêtait sept hauts responsables de la Fifa à l'hôtel Baur au Lac de Zurich, à la veille de l'ouverture d'un congrès de l'instance. Ce coup de filet avait déclenché la mise au jour du plus vaste scandale de corruption de l'histoire de la Fifa.

De nombreux autres anciens responsables du football mondial ont depuis lors été arrêtés ou ont fait l'objet de demandes d’extradition de la justice américaine. Le procès de plusieurs d'entre eux doit s'ouvrir en novembre devant un tribunal de New York.

M. Valcke, ancien secrétaire général de la Fifa et ancien bras doit de l'ex-président Sepp Blatter lui aussi suspendu, a été auditionné jeudi en Suisse en qualité de prévenu, l'équivalent du statut de mis en examen, par des représentants du MPC. "Aucune personne ne se trouve en détention provisoire", a ajouté le MPC qui a précisé à l'AFP que M. Valcke n'a "pas été arrêté".

L'ancien journaliste de Canal+, qui réside désormais en Espagne où il a créé une entreprise d'événementiel à Barcelone, se trouvait en Suisse où il était venu contester sa suspension devant le Tribunal arbitral du sport.

- Valcke, d'autres affaires -

Dans ce dossier, il conteste la suspension de dix ans infligée par la justice interne de la Fifa, notamment pour son implication dans une affaire de revente de billets du Mondial-2014.

Pour ces faits, le MPC a rappelé que M. Valcke fait l'objet d'une autre procédure pénale ouverte en particulier pour soupçon de différents actes de gestion déloyale.

Mis en cause dans une affaire de revente de billets du Mondial-2014, il a aussi été accusé par la Fifa d'avoir également utilisé des voyages en jets privés à des fins personnelles. L'ancien directeur du marketing puis secrétaire général de l'instance (2007-2015) avait été condamné à 12 ans de suspension de toute activité liée au football le 16 février 2016 par la justice interne de la Fifa, peine ayant été réduite à 10 ans en appel.

Mercredi, à la sortie de son audience devant le TAS, le Français avait assuré n'avoir "jamais agi contre les intérêts de la Fifa".

"J'ai toujours fait mon job de la meilleure manière possible et j'ai toujours privilégié les intérêts de la Fifa", avait-il déclaré.

M. Valcke avait ajouté qu'il ne comptait plus revenir dans le football car "il n'y a plus aucune place pour moi dans ce milieu non pas parce que je suis dégoûté ou meurtri mais juste parce qu'un chapitre s'est terminé de manière brutale. Dans la vie il faut savoir tourner la page".

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