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Frédéric Bouteille nommé sous-préfet aux communes de l'intérieur

Propos recueillis par Bernard DORDONNE Jeudi 04 octobre 2018
Frédéric Bouteille nommé sous-préfet aux communes de l'intérieur
Frédéric Bouteille a rejoint la fonction publique après une première partie de carrière dans le secteur privé en tant que développeur puis chef de projets informatiques (BD)

Le nouveau sous-préfet aux communes de l'intérieur, 42 ans, a déjà séjourné en Guyane à trois reprises. Frédéric Bouteille a ainsi été stagiaire de l'ENA en 2016 auprès du préfet Martin Jeager. En 2015, il a été reçu aux concours de l'École nationale de la magistrature, de directeur d'hôpital et de l'École nationale d'administration.

Avez-vous une feuille de route ?
Le préfet m'a délégué une compétence territoriale au travers du suivi des communes de l'Est et du Centre guyanais : Saül, Régina, Ouanary, Saint-Georges et Camopi, et de leur établissement public de coopération intercommunale (EPCI). Interlocuteur privilégié pour la préfecture des communautés amérindiennes et bushinengue, je suis le référent du Grand Conseil coutumier récemment installé. Cette jeune instance doit désormais prendre toute sa place dans le paysage institutionnel guyanais. Selon les termes de la loi Erom qui l'a créé, les services de l'État resteront attentifs pour que cette instance soit en capacité de défendre les intérêts juridiques, économiques, sociaux, culturels, éducatifs et environnementaux des populations amérindiennes et bushinenge.
Les populations de ces territoires se sentent souvent oubliées et livrées à elles-mêmes. Comment allez-vous renverser la vapeur ?
L'ambition du préfet, maintes fois réaffirmée, de créer les conditions d'un développement endogène ne concerne pas seulement le littoral mais s'applique aussi à ces territoires qui se sentent souvent oubliés et livrés à eux-mêmes. Les communes de l'intérieur nécessitent la mobilisation de tous les acteurs, institutionnels, associatifs ou privés, pour avancer et offrir à tous des perspectives de développement collectif et personnel. L'État travaille au quotidien avec les collectivités pour multiplier les échanges littoral-intérieur, développer la mobilité et la formation des jeunes.
Quel rôle va jouer l'État dans la coordination des actions ?
Il incombe à l'État de jouer un rôle accru dans la coordination et la mutualisation de ces actions, qu'elles émanent de la sphère publique ou privée, pour en démultiplier les effets. Le chantier d'insertion récemment inauguré à Camopi est un exemple de coordination efficace et je veillerai, avec notamment la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Dieccte), le Parc amazonien de Guyane, Pôle emploi et les acteurs associatifs locaux, à capitaliser sur cette expérience pour envisager de la répliquer, en l'adaptant, sur le Haut-Maroni.

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