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« J'ai une seule boussole, c'est la population kouroucienne »

Propos recueillis par Bernard Dordonne Lundi 08 janvier 2018
« J'ai une seule boussole, c'est la population kouroucienne »
François Ringuet vogue de succès électoraux en succès électoraux. À mi-mandat, il peut se targuer d'avoir assaini les finances publiques même si la chambre régionale des comptes exige une plus grande rigueur dans les frais de fonctionnement (BD)

François Ringuet sait qu'il a souvent été critiqué sur ses choix de gestion, pour la ville de Kourou qu'il dirige. Il s'explique sur ses motivations et analyse les dossiers qui le concernent.

Quel est votre bilan à mi-mandat comme 1er magistrat de Kourou ?
Pour moi, le bilan est positif, puisque nous avons mis l'accent sur les finances de la collectivité et son redressement. Lorsque j'ai pris ma mandature, nous sommes partis d'une situation, en 2014, qui étaient de moins de 24 millions d'euros, aujourd'hui nous sommes à moins 14 millions d'euros (l'opposition conteste le chiffre de 24 millions d'euros et le tribunal administratif qui a été saisi renvoi les deux parties dos-à-dos, ndlr). Nous nous sommes battus pour qu'il n'y ait plus d'augmentation des impôts jusqu'en 2024 ; cette proposition a été validée par la chambre régionale des comptes. Je rajoute que, passionné des finances des collectivités locales, j'ai également récupéré la Communauté de communes des Savanes (CCDS) avec un déficit. Aujourd'hui, les finances de la CCDS sont excédentaires.
Donnez-nous trois projets qui vous tiennent à coeur et promettez-vous aux habitants de les achever avant la fin de votre mandature ?
Il y a un grand problème d'éclairage, la ville est complètement dans le noir. Il faut reprendre l'environnement urbain, avec toute la gestion des espaces verts, des déchets, et la gestion d'une ville dite « normale » . Nous ne partirons pas sur des projets pharaoniques, mais ceux d'une ville « normale » de 26 000 habitants. S'il faut parler de quelques projets, nous pensons à la réhabilitation de la Cité du Stade, du projet d'aménagement de la Cocoteraie, de l'École Saba. Nous avons environ une dizaine de projets qui vont sortir d'ici 2020. Les Kourouciens auront le temps de voir.
Dans l'affaire de la vente des parts de la mairie à la SNI (société nationale immobilière), les autres maires risquent de vous prendre pour un égoïste et d'avoir pensé uniquement à votre réélection au lieu de voir l'intérêt général de la Guyane ?
Je ne voudrais pas polémiquer là-dessus, mais je crois que lors du congrès des élus à la CTG, quasiment tous les élus ont dit qu'ils soutenaient la Simko (société immobilière de Kourou), mais je n'ai eu aucune proposition pour acheter les 17 millions d'euros de Kourou. Il faut qu'on arrête aussi de faire la politique pour la politique. Si je pensais réellement qu'à ma réélection, j'aurais dit, qu'on protège la Simko, que c'est un patrimoine guyanais. Je crois que ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est de redresser les finances de Kourou. Après, que chaque maire s'organise dans sa commune. Moi, j'ai été élu à Kourou, et je m'intéresse aux affaires de Kourou. Point final.
Vous répétez à qui veut l'entendre qu'il n'y a aucun problème entre vous et le président de la CTG Rodolphe Alexandre, est-ce à dire que c'est lui qui vous a autorisé à vendre à la SNI ?
Non, pas du tout. Je suis président de la Simko, maire de la Ville de Kourou. Rodolphe Alexandre est président de la CTG, il a ses orientations sur sa collectivité. Et moi, sur Kourou. Je crois que Rodolphe respecte mes orientations et mes choix. Chacun a ses idées et ses choix et c'est ça la démocratie. J'apprécie énormément Rodolphe Alexandre et je le respecte.
Votre 2e adjoint Gilles Dufail s'est ouvertement abstenu lors du vote de la cession des parts de la ville de Kourou à la SNI, vous lui en voulez ?
Au contraire, cela prouve que dans notre majorité, la démocratie existe. On a le droit de ne pas être d'accord avec la proposition du maire. Et c'est cette vision, ce management, que je continue à mettre en exergue, quand on n'est pas d'accord, on a le droit de le dire. On ne suit pas pour suivre. Gilles Dufail n'était pas d'accord, et il a eu raison de le dire.
Pourquoi la ville est aussi sale, on voit de l'herbe sur tous les trottoirs ?
Kourou est l'une des seules villes en Guyane, où il y a autant d'espaces verts pour une trentaine d'employés dédiés à cet tâche. Aujourd'hui, la ville consacre 1,2 million d'euros dans les espaces verts. La ville a repris le suivi et la cadence d'entretien. Tout n'est pas complètement parfait mais les entreprises y travaillent. Il y a un marché. Ce n'est plus comme en début d'année. Je pense que c'est une fausse polémique.
Vous avez été amené à prendre des décisions radicales dans l'affaire des bus de transports Madeleine, avez-vous été marqué par cet épisode ?
Ce qui m'a marqué, c'est la médiatisation de cet évènement relatif à Kourou. Ce problème entre une entreprise et une collectivité n'est pas nouveau. Je rappelle que nous avions déjà connu cela avec d'autres communes de la Guyane. Sur le plan humain, cela a été difficile pour moi de prendre des décisions. Il y avait des jeunes qui travaillaient pour les transports K-Lyann. Mais avec le syndicat UTG, j'ai tenu mes engagements. Les treize jeunes ont été embauchés à la mairie, au service technique.
Vous êtes 4e vice président à la CTG, on ne vous entend presque pas, que faites-vous exactement ?
Il faut savoir qu'il y a un président de la CTG. Après, il y a des délégations et des opérations. Je pense à Javouhey, à Roura, à ce qui se fait sur la route de Cacao. Le projet de la route de Maripasoula-Papaïchton. Je suis dans ma délégation, sous la direction du président, je n'ai pas besoin de communiquer là-dessus. Le plus important, c'est que les dossiers soient suivis pour le bien-être de la population.
Entre Line Létard, Jean-Étienne Antoinette, Adelson Magloire et Bernard Birebent, des élus de l'opposition municipale, avec qui passeriez-vous vos prochaines vacances ? Les quatre en même temps ?
Avec les quatre en même temps, je ne pense pas mais si j'ai vraiment le choix, je partirai avec Line Létard en Jamaïque, en juin. Je tiens à préciser que j'ai beaucoup de respect pour l'opposition municipale. Mais il y a certain d'entre eux qui n'ont aucun respect pour le maire que je suis. J'ai été mis en place par le suffrage universel et il faut que les esprits chagrins du conseil municipal le comprennent.
Aussi à ceux qui disent que je suis l'enfant terrible de la politique en Guyane et que personne ne me contrôle, je leur réponds qu'ils ont raison. J'ai une seule boussole, c'est la population kouroucienne, celle qui a voté pour ma liste, comme celle qui ne nous a pas donnée leur bulletin de vote. Avec notre majorité nous allons faire avancer Kourou. Je vous le promets.
François Ringuet, l'enfant terrible de la politique
François Ringuet s'est intéressé pour la première fois à la politique en 1992. Il avait 16 ans.
C'est son métier d'animateur radio et de sonorisateur dans les centres commerciaux et de speaker dans différentes manifestations de l'époque qui va le lancer dans le grand bain de la politique.
- Les choses sérieuses ont commencé pour François Ringuet en 1996. Cette année là, il décide de donner un coup de main à son frère qui est inscrit sur la liste présentée par Jean-Étienne Antoinnette.
- En 1997, il milite avec Christiane Taubira, fondatrice de Walwari. « J'étais un passionné et un fanatique de ses discours » , se rappelle-t-il.
- En 2010, il y a le référendum pour l'article 73 ou 74. François Ringuet fait campagne à Kourou pour l'article 73 défendu par Rodolphe Alexandre et obtient une victoire à Kourou.
- En 2011, François Ringuet se présente pour la première fois au suffrage universel. Il a choisi l'élection cantonale qu'il gagne au second tour face à Gilles Dufail son actuel deuxième adjoint à la mairie.
- Trois ans plus tard, en mars 2014, François Ringuet est tête de liste pour les élections municipales qu'il remporte au second tour face au maire sortant Jean-Étienne Antoinnette.
Un mois après, en avril, il se présente à la présidence de la communauté des communes et devient président de la CCDS. (Communauté des communes des Savanes).
- En 2015, il est sur la liste Guyane Rassemblement, conduite par Rodolphe Alexandre pour la CTG en tant que tête de section des Savanes. Cette nouvelle victoire propulse François Ringuet à la destinée du pays Guyane comme 4e vice-président de la collectivité territoriale.

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1 commentaire

Vos commentaires

alfredo 09.01.2018
Presqu’un gag!

Personne ne le contrôle et il ne croit pas si bien dire. Après des débuts normaux par des programmes d’insertion( à l’identique de ceux qu’il supprime à tour de bras pour l’actuelke generation), il devrait serieusement chercher du travail quand il sera balayé même par ses propres soutiens, perturbé même psychologiquement du fait d’être un parvenu de la politique. Arrivé à son « sommet » personnel, il confond tout, n’a pas de projet et n’a jamais vraiment travaillé. La chambre des comptes lui impute pourtant 16 millions de déficits contre 8 m€ à Antoinette, c’est cela le vrai chiffre contesté. Enfin, Kourou vivait par 15 millions€ de commande publique et de la dynamique des entreprises locales en créant des emplois. Celles ci ferment et ses maigres projets ne sont pas un programme de developpement local. Voilà les vraies questions

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