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Politique

La sécurité parmi les axes de travail du nouveau préfet

Samir MATHIEU Samedi 10 Août 2019 - 03h35
La sécurité parmi les axes de travail du nouveau préfet
Le préfet Marc Del Grande a pris ses fonctions lundi. - BERNARD DORDONNE

Marc Del Grande a pris ses fonctions de préfet lundi. Depuis, il a rencontré les acteurs économiques et sociaux, les services de l’État et les politiques de Guyane. Tour d’horizon des chantiers prioritaires qu’il entend mener à la tête de la préfecture.

Marc Del Grande a commencé à prendre ses marques. Le nouveau préfet de Guyane est installé depuis lundi maintenant. Alors même qu’il effectuait sa première journée, Marc Del Grande a choisi un rythme soutenu de travail. Une journée réalisée au pas de course. Outre la partie protocolaire habituelle, le plus haut représentant de l’état en Guyane a multiplié les rencontres et a participé à deux patrouilles avec des policiers et avec des gendarmes. C’est un choix assumé car il souhaite prendre au plus vite ses repères dans ce territoire, qu’il avait, par le passé fréquenté, au début des années 2000, lorsqu’il était commandant de la compagnie de gendarmerie de Saint-Laurent du Maroni. Sauf que son travail de l’époque et celui d’aujourd’hui, ne sont pas du tout les mêmes et la Guyane d’hier n'est pas la même non plus que celle d’aujourd'hui. Et c’est justement la Guyane d’aujourd'hui que le préfet veut découvrir en multipliant les rendez-vous et les déplacements sur le terrain.

Trois axes de travail

En ce qui concerne sa feuille de route, Marc Del Grande a défini « trois priorités » :

Le suivi de la poursuite des engagements gouvernementaux et présidentiels pour la Guyane avec l’Accord de Guyane, les 45 engagements pris par le président de la République Emmanuel Macron lors de sa visite en octobre 2017, six mois après les événements de mars-avril, avec les assises de l’Outre-mer et grâce au contrat de convergence 2019-2022.

La sécurité, avec la problématique des violences, des homicides, à travers la lutte contre l’orpaillage illégal, contre la pêche illégale et la lutte contre l’immigration illégale.

L’économie avec un suivi des projets structurants, avec des aides à l’initiative économique.

Squats, immigration, violences : la sécurité avant tout

Sur la sécurité, le préfet rappelle que « c’est un devoir régalien ». Marc Del Grande explique que pour arriver à de bons résultats, « il faut effectuer un travail en réseau avec les élus mais aussi avec le monde associatif ». Pour Marc Del Grande, la sécurité est une question globale. Il y a la sécurité en mer. Sur ce dossier, « il faut poursuivre les efforts engagés en matière de lutte contre la pêche illégale » selon lui et de rappeler que « la ressource halieutique est importante et qu’elle doit rester la propriété de la République française ». à ce sujet, le préfet explique qu’il prendra toutes les décisions nécessaire, qu’il tranchera mais qu’il doit discuter avec l’ensemble des acteurs concernés. Une rencontre aura lieu à ce sujet à la rentrée.

Sur la sécurité dite en ville, « celle qui se trouve sur le littoral », en agglomération, elle dépend de plusieurs facteurs. « Il y a aussi la lutte contre l’immigration illégale, la prévention et une meilleure prise en charge des victimes » qui doivent être améliorées. En ce qui concerne les homicides, il faut aussi « lutter contre les violences intra-familiales », selon Marc Del Grande qui rappelle que nombre d’homicides depuis le début de l’année se sont produits « dans le cadre de la cellule familiale ». Sur ce terrain-là, de la sécurité en agglomération, il a déjà rencontré les policiers et gendarmes en effectuant lundi soir une patrouille avec la Bac (brigade anti-criminalité) de nuit à Cayenne et une autre avec le PSIG (Peloton de surveillance et d’intervention) de la gendarmerie à Matoury. Marc Del Grande explique aussi que la lutte contre les squats va être un axe de travail fort.

« De nouvelles dispositions législatives » vont être déployées.

Maintenir la visibilité des forces de gendarmerie

Le préfet annonce aussi le retour des sept escadrons de gendarmerie mobile pour le mois de septembre. Sur la question des barrages d’Iracoubo et de Régina, il indique qu’il faut « surprendre l’adversaire ». « Il faut que les malfaiteurs aient peur et qu’ils n’aient pas l’impression qu’on est dans une douce torpeur.» Il se dit « attaché à la forte visibilité des forces de gendarmerie sur le terrain ». Enfin, le préfet soutient l’action menée en forêt dans le cadre de la lutte contre l’orpaillage clandestin avec Harpie 2 : « On a plusieurs centaines de militaires et gendarmes qui sont en forêt. Ce n’est pas anodin et c’est un dispositif qui fonctionne », déclare Marc Del Grande, qui lorsqu’il avait effectué son premier séjour en Guyane, il y a 20 ans, avait déjà travaillé sur les premières missions mises en place en forêt et qui étaient « bien loin » de ce que l’on sait faire aujourd’hui. Marc Del Grande a rendu un nouvel hommage aux militaires morts en forêt le 27 juillet dernier, ainsi qu’aux blessés dont un venait de Nouméa et l’autre de Guadeloupe.

Samir MATHIEU

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