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Le mot « race » banni de la Constitution

FXG, à Paris Mercredi 27 Juin 2018 - 10h55
Le mot « race » banni de la Constitution
L'Assemblée nationale, à Paris, le 6 décembre 2017 - BERTRAND GUAY (AFP/Archives)

« A la deuxième phrase du premier alinéa de l’article 1er de la Constitution, les mots « de race » sont supprimés. »

Les députés du groupe Nouvelle gauche, Hélène Vainqueur-Christophe, Ericka Bareigts et Serge Letchimy, ceux du groupe GDR, Huguette Bello, Philippe Nilor, Manuéla Kéclard-Mondésir, Gabriel Serville, en lien avec tous les groupes républicains, sont les signataires de cet amendement que la commission des lois vient d’adopter dans le cadre de l’examen du projet de loi visant à réviser la Constitution.

Par deux fois, en 2004 et 2007, Victorin Lurel, alors député, avait échoué à obtenir la suppression du mot « race » de la Constitution. François Hollande s’y était ensuite engagé en 2012.

« C’est aujourd’hui l’honneur de la représentation nationale de faire aboutir un combat de longue date, porté et animé par nombre d’associations, de personnalités politiques et de constitutionnalistes », se félicitent Hélène Vainqueur-Christophe, qui a porté l’amendement, mais également Huguette Bello et Gabriel Serville. « Supprimer le support qu’est le mot, ajoute l'élue guadeloupéenne, ne supprimera évidemment pas les discours ni même les actes racistes mais permet de supprimer la légitimité qu’ils pourraient puiser dans notre loi fondamentale. »

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7 commentaires

Vos commentaires

MONSIEUR GUYANE 27.06.2018
portée juste symbolique

cette modification fait partie de l'évolution de la société, mais hélas il ne faut pas se voiler la face, cela ne reglera pas les problèmes de "délit de facies" dont sont victimes nos compatriotes en metropole et encore moins les problèmes du phénomènes de revendications et regroupements ethniques dont la guyane est actuellement victime.

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BonPom 27.06.2018

Le terme de race ne s'applique pas à l'Homme. Pas pour des raisons morales ou politiques mais scientifiques. Chacun peut, s'il le souhaite, trouver l'explication. Certains continueront d'utiliser cette dénomination, en faisant semblant de ne pas comprendre, ou de manière délibérée. Par paresse intellectuelle ou racisme d'habitude. Supprimer le mot "miasme" des traités de médecine n'a pas supprimé le choléra. Supprimer le mot "race" ne supprimera évidemment pas le racisme … ce qui est d'ailleurs rappelé dans ce court article que d'aucuns commentent sans même lire …

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Josse 27.06.2018
Génial

Génial,

En enlevant le mot "race", hop... magie... plus de racisme.
C'est génial, on a plus qu'à enlever le mot "chômage", "famine", "maladie"...

Et tant qu'on y est, pourquoi on n’enlèverait pas le mot "Esclavage" ???

Nos pauvres élus, si peu payés, n'ont vraiment rien d'autre à foutre. Affligeant.


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BELLOD 27.06.2018

« Supprimer le support qu’est le mot, ajoute l'élue guadeloupéenne, ne supprimera évidemment pas les discours ni même les actes racistes mais permet de supprimer la légitimité qu’ils pourraient puiser dans notre loi fondamentale. »

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BELLOD 27.06.2018

Les mots "chômage", "famine", "maladie", "esclavage" ne faisant pas partie du texte de la constituion française, je vous rejoins, il serait pour le moins absurde de proposer qu'on les y supprime.

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aucun 27.06.2018
une avancée vers ... errr ... on cherche

voilà de l'argent public bien dépensé ! le mot "race" était utilisé justement pour signifier que toutes les "races" étaient les bienvenues ... avec d'ailleurs le succès mitigé que l'on sait ... j'ai hâte de voir la nouvelle version ! et puis, sûr que ça va changer la face du monde, maintenant les racailles ne pourront plus vous péter la gueule à cause de votre race, mais ils vous péteront la gueule quand même !

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BELLOD 27.06.2018

L’idée, même symbolique, c’est désormais d’acter qu’il n’y ait justement plus: « plusieures races ». Ce changement de paradigme méritant sans doute que l’on y consacre quelques deniers publiques.

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