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Gabriel Attal, secrétaire d’État à la jeunesse

« Le SNU favorise cohésion sociale et engagement »

Samir MATHIEU Vendredi 28 juin 2019
« Le SNU favorise cohésion sociale et engagement »
Gabriel Attal a passé trois jours avec les jeunes du SNU en formation en Guyane, ici au centre de Sinnamary. - DR/Twitter

Le secrétaire d’État à la Jeunesse, Gabriel Attal, dresse pour FA Guyane le bilan de la première phase du service national universel (SNU) et de sa visite en Guyane, la deuxième en six mois.

Vous êtes allé au centre de Sinnamary. Que propose ce centre aux jeunes du service national universel ?

Il y a eu un certains nombre de modules sur les valeurs de la République, sur la laïcité, sur la question du développement durable aussi avec l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) et l’ONF (Office national des forêts) puisque les jeunes ont passé deux jours en forêt. Je veux d’ailleurs saluer leur travail et leur mobilisation parce qu’ils ont été à l’écoute et ont aidé les jeunes à appréhender la faune et la flore de ce territoire magnifique qu’est la Guyane. Il y a eu également des modules un peu plus sportifs, autour du self-defense notamment.

Vous avez rencontré ces jeunes en Guyane, mais également dans les douze autres département pilotes du SNU. Que ressort-il de vos échanges ?

Ce qui ressort partout, c’est que la cohésion est plébiscitée. On a des jeunes qui viennent d’horizons sociaux, d’horizons géographiques totalement différents. Et on voit ces jeunes qui sont totalement différents fraterniser autour des valeurs de la République. On voit des liens qui se nouent entre des jeunes qui ne viennent pas du même milieu. Et ça, c’est très puissant. C’est très fort. Ensuite, ce qui ressort, c’est aussi la volonté d’engagement. L’un des objectifs du service national est de faire en sorte qu’il y ait davantage de jeunes qui s’engagent auprès d’une association, auprès des pompiers volontaires, en service civique ou auprès des militaires... Et là, on voit que beaucoup de jeunes ont découvert l’engagement grâce au service national et ont envie de poursuivre cet engagement.

Quand vous voyez la réussite de cette première phase du SNU, ne vous dites-vous pas : « On aurait dû aller plus loin et restaurer le service militaire » ?

Non, parce que le service militaire a été suspendu par Jacques Chirac et je pense que c’était une bonne décision. D’abord parce que, pour les objectifs de cohésion et de mixité, on n’y était pas puisqu’il n’y avait que les hommes et pas les femmes. Ensuite, le service militaire avait au départ comme objectif de former, chaque année, toute une génération au maniement des armes pour défendre le pays. Depuis, on a professionnalisé l’armée. On a une des armées les plus puissantes au monde. C’est une armée de métier, de professionnels et donc on n’a pas besoin de former chaque année 800 000 jeunes à manier les armes. En revanche, on a besoin de former chaque année 800 000 jeunes à l’engagement, à l’importance de respecter les valeurs de la République, de respecter les règles dans la République et surtout de donner un peu de son temps pour les autres, dans une association ou auprès d’un corps en uniforme.

Propos recueillis

par Samir MATHIEU

Gabriel Attal a passé trois jours avec les jeunes du SNU en formation en Guyane,

ici au centre de Sinnamary / photo DR

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