France-Antilles et ses partenaires utilisent des cookies pour le fonctionnement de leurs services, réaliser des statistiques d’audience, proposer des contenus et publicités personnalisés. En utilisant ce site, vous consentez à cette utilisation. En savoir + et gérer ces paramètres. OK
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr

Les enjeux de la visite d’Édouard Philippe

Samir MATHIEU Lundi 11 mars 2019
Les enjeux de la visite d’Édouard Philippe
French Prime Minister Edouard Philippe attends a session of questions to the government at the National Assembly in Paris on March 6, 2019. (Photo by KENZO TRIBOUILLARD / AFP) - KENZO TRIBOUILLARD

Le Premier ministre vient en Guyane le samedi 23 et dimanche 24 mars. Il doit mettre le cap à l’ouest où il est attendu à Saint-Laurent du Maroni notamment. Le point sur les enjeux de ce séjour, deux ans après le mouvement social de mars-avril 2017.

C’est une visite très attendue que celle du Premier ministre Édouard Philippe, les 23 et 24 mars. C’est tout d’abord le premier déplacement en Guyane du locataire de Matignon. Si le président Emmanuel Macron avait fait un séjour remarqué en octobre 2017, le chef du gouvernement était resté à distance pour l’instant de la Guyane, laissant ses ministres se succéder dans le département, à l’instar de Nicole Belloubet, d’Annick Girardin... ou plus récemment encore d’Agnès Buzyn. Pour cette première, Édouard Philippe est attendu au tournant. Deux ans après les événements de 2017, il aura à répondre aux questions des Guyanais. Et ça, le député LREM de l’ouest, Lénaïck Adam, l’a bien compris. Il veut exposer au chef du gouvernement les principales problématiques que rencontre le territoire. Parmi les questions qu’il compte lui poser, celle de l’exploitation aurifère, après le débat qui a eu lieu le 7 février à l’Assemblée nationale et qui a été l’occasion d’une violente passe d’arme entre les deux députés guyanais, farouchement opposés sur la question. Gabriel Serville fait partie des principaux opposants alors que Lénaïck Adam veut lui « encadrer l’exploitation légale de l’or en Guyane ».

Visite au pas de charge

Selon nos informations, le Premier ministre aura bel et bien l’occasion, si ce n’est « l’impérieuse nécessité », de s’exprimer sur le sujet. Il devrait en effet se rendre à quelques encablures du projet de Montagne d’or, puisqu’il est entendu qu’il séjournera à Saint-Laurent du Maroni, dans la nuit du 23 au 24 mars. Il est aussi attendu à Grand-Santi, dans ce qui est encore qu’un prémice de programme. Ce sera donc probablement là le principal enjeu. Et la question qui se pose est de savoir, si comme promis par le gouvernement, il va trancher et se positionner officiellement.

Parmi les thèmes qui doivent aussi être abordés dans l’ouest, Édouard Philippe devrait être confronté à la problématique de l’immigration, de l’insécurité, de l’habitat insalubre et illégal. « La pêche et la filière bois sont aussi des sujets importants », précise Lénaïck Adam. Le député rencontrera pour sa part les artisans aurifères dès vendredi, en vue de la visite du Premier ministre et fera le point aujourd’hui avec les autres acteurs qui graviteront autour d’Édouard Philippe lors de ce déplacement, comme le sénateur Georges Patient. Le Premier ministre devrait aussi faire un tour par l’Île de Cayenne, et dans l’est lors d’une visite éclair.

La dernière question, et non la moindre, sera de répondre aux Guyanais sur le dossier du plan d’urgence : où en est l’État dans les promesses signées en avril 2017 et celles renouvelées et précisées par le président de la République en octobre 2017 ?

Samir MATHIEU

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire
Sur le même thème
14 commentaires
2 commentaires
A la une