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Un an après, Macron joue finalement au père Noël...

Samir MATHIEU Mercredi 12 Décembre 2018 - 08h25
Un an après, Macron joue finalement au père Noël...
Le président de la République Emmanuel Macron lors de son discours à la nation, lundi soir. Un discours de 13 minutes suivi par plus de 23 millions de téléspectateurs, diffusés sur TF1, France2, France3, M6, BFMTV, CNews, LCI, France Info, France 24 et sur La 1ere - DR

C’était une formule qui avait marqué lors du passage du président de la République en Guyane. Emmanuel Macron avait alors déclaré : «Je ne suis pas le père Noël»... Un an après, et après le blocage du pays par les gilets jaunes, le président a changé de stratégie. Il vient de décréter l’État d’urgence sociale en France. Emmanuel Macron a annoncé trois mesures censées redonner immédiatement du pouvoir d’achat aux Français.

Dans le détail, Emmanuel Macron a annoncé une augmentation de 100 euros nets par mois des revenus des personnes au Smic à partir de janvier. Dans les faits, même si la formulation est directe, il ne s’agit pas d’une augmentation de salaire de 100 euros net. Cette hausse des revenus sera en fait compensée par une hausse de la prime d’activité. Elle devrait profiter aux salariés touchant le Smic pour un temps-plein ou partiel.

Son mode de calcul, complexe, est basé sur un montant forfaitaire théorique, qui peut être augmenté selon la situation du foyer, mais diminue en fonction des ressources totales de celui-ci. Cela veut dire qu’un salarié à temps partiel qui gagne moins que le Smic peut parfois prétendre à une prime supérieure à celle versée à un salarié au Smic à temps complet. Les partisans d’une revalorisation de la prime d’activité estiment que c’est tout l’intérêt de ce dispositif qui permet ainsi de favoriser les travailleurs pauvres.
 
Hausse de la prime d’activité
L’augmentation de la contribution sociale généralisée (cotisation sur tous les revenus finançant la Sécurité sociale), « subie cette année » va être annulée pour les retraités touchant moins de 2 000 euros net par mois. Jusqu’alors, le seuil de hausse de CSG pour les retraités était de 1 280 euros (ou 1 394 euros pour les moins de 65 ans). Depuis le 1er janvier, cette population a vu sa CSG passer (sauf taux réduit) de 6,6 % à 8,3 % des pensions. Contrairement aux actifs et aux fonctionnaires, les seniors n’ont pas reçu de compensation pour cette mesure, censée rapporter 4,5 milliards d’euros à l’État cette année.

Le gouvernement va également « demander à tous les employeurs qui le peuvent de verser une prime de fin d’année à leurs employés », qui sera défiscalisée. Le groupe Altice (SFR, RMC, BFM TV...) a d’ores et déjà annoncé le versement d’une prime de 1?000?euros pour ses salariés. Une prime qui est exonérée de cotisations sociales pour les entreprises et non imposable pour les salariés.


Retour des heures supp’ défiscalisées
Les heures supplémentaires seront « versées sans impôts ni charges dès 2019 » alors qu’elles devaient initialement être « désocialisées » (pas de cotisations) en septembre 2019. Cette mesure avait déjà été mise en place sous Nicolas Sarkozy, avant d’être abrogée par François Hollande. Les heures supplémentaires correspondent au temps travaillé au-delà de 35 heures, et sont rémunérées davantage. Cette majoration est généralement de 25 %, mais peut être réduite à 10 % par un accord d’entreprise.

Le chef de l’État a écarté tout retour de l’impôt sur la fortune (ISF), supprimé au début du quinquennat au profit de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Si on regarde de plus près toutes les mesures annoncées par le chef de l’État, il s’agit de mesures déjà prévues par l’exécutif, qui vont être anticipées et donc favorables aux Français plus rapidement que ce qui était prévu. Le chef de l’État avait déjà lancé le chantier de l’augmentation de la prime d’activité. Il avait aussi engagé le retour aux heures supplémentaires défiscalisées pour la rentrée prochaine. Il s’agit donc d’efforts, salué par une partie des Français, qui étaient programmés par le gouvernement. Reste maintenant plusieurs inconnues : comment vont être financées ces mesures, et quelles seront les réelles répercussions sur le pouvoir d’achats des Français...

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4 commentaires

Vos commentaires

Lokalman973 12.01.2019
Grogne populaire!

Moi je note le mépris pour le peuple guyanais qui s'est mobilisé pendant plusieurs semaines en vain il a suffi que les quartiers chics de Paris soient mis à sac pour qu'il réagisse

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dtc97300 12.01.2019

C’est bien normal. Le peuple Guyanais récolte ce qu’il sème. C’est au mérite. Quand on voit des Melsum, on comprend pourquoi la Guyane va aussi mal et la réputation est tout sauf infondée. Chaque grève illégitime et illégale vient le rappeler. Pas envie de travailler donc rien. Normal.

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jess 14.12.2018

banquier jeunot sans expérience hautain et pas représentatif du peuple retourne dans les jupes de brigitte

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Affreux Jojo 12.12.2018

Excellent titre !

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