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Vers l’aménagement de Terca, Komou et Kombo

Mercredi 26 Juin 2019 - 03h20
Vers l’aménagement  de Terca, Komou et Kombo
Un secteur d'habitat spontané s'est développé sur environ 150 hectares à Terca, Komou et Kombo dans le prolongement du quartier Cogneau-Lamirande. - DR

Alors que la population des quartiers Terca, Komou et Kombo continue à augmenter, l’aménagement de cette zone d’habitat spontané est devenu plus qu’urgent. D’ici l’année prochaine la mairie de Matoury devrait disposer d’un plan global visant notamment à enrayer l’habitat indigne.

1 Entre 6 000 et 8 000 habitants

Au fur et à mesure des années, des centaines de logements ont été construits spontanément et en dépit de politique d’aménagement entre Terca et Cogneau-Lamirande, à Matoury. En résulte une zone complètement laissée pour compte qui ne dispose d’aucun équipement public à l’exception de lieux de culte. Dans ces extensions du quartier de Cogneau-Lamirande, et malgré des opérations de résorption de l’habitat insalubre, en 2015 on évaluait le nombre de logements à 1 000 pour environ 5 500 habitants. Une progression de 15 % a été enregistrée en 4 ans, si bien qu’on estime qu’entre 6 000 et 8 000 personnes habitent actuellement les quartiers Terca, Komou et Kombo soit quasiment l’équivalent d’une ville comme Papaïchton.

2 Un aménagement partagé

Pour que la commune puisse définir un projet d’aménagement, un protocole a été signé l’année dernière au titre du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU). Des première réunions de concertations ont eu lieu avec les habitants en mai et se poursuivront jusqu’à la fin de l’année sur différentes thématiques afin de co-construire le futur quartier. En parallèle plusieurs études évaluées à 1 145 000 euros, lancées ce mois-ci, doivent permettre in fine de définir un projet global d’aménagement partagé sur l’ensemble du secteur. Elles doivent s’achever au plus tard d’ici 2020 afin qu’un plan global soit présenté à l’Anru (agence nationale pour la rénovation urbaine) en février. À terme, la ville estime que les travaux dureront entre 4 et 6 ans et coûteront entre 150 et 200 millions d’euros.

3 Quel sort pour les habitants ?

Si la municipalité assure vouloir conserver autant que possible le plan de masse de la zone, la démolition des habitats insalubres et des habitats situés en zone d’inondation à risque semble incontournable. « L’objectif c’est de lutter contre l’habitat indigne et il faudra discuter avec les personnes concernées pour trouver des solutions. Personne ne sera exclu de la question du logement », rassure le maire de Matoury Serge Smock. La zone se compose d’îlots de terre exondés entourés de zones marécageuses et si la majeure partie des habitations ne sont pas situées en zone inondables cette topographie posera à terme problème en terme d’espace constructible. « Il va falloir qu’on réfléchisse à la question de la constructibilité dans les zones dites d’aléa faible », indique Laurent Barthélémi, chargé de l’Anru pour Matoury. Mais avant de commencer des travaux d’aménagement, la mairie va devoir opérer une récupération du foncier alors que 88 % des terrains sont des propriétés privées, que l’état détient environ 13 hectares de foncier et que la ville de Matoury n’est propriétaire d’aucune parcelle comme nous l’expliquions dans notre édition du 7 juin 2018.

4 Des logementsà construire

« Aujourd’hui, on estime qu’il y a besoin d’environ 1 000 logements car globalement on peut considérer qu’il y a six personnes par ménage dans ces quartiers et en anticipant on peut se projeter sur un besoin de 1 500 logements », explique Laurent Barthélémi.

Les études vont permettre d’affiner ces chiffres et de réfléchir en terme de diversification de l’offre : logement social, d’accession privé ou social, etc.

Au regard du nombre d’habitants, l’implantation de plusieurs équipements publics est également à l’étude, à commencer par des groupes scolaires, un collège, un pôle enfance et une crèche, une maison de quartier et des aires de jeux entre autres.

5 La route du centre comme axe structurant

Le projet de route du centre, dont les études doivent être lancées cette année et pour au moins deux ans, sera un des axes structurant de la zone. Cette route passera par Cogneau-Lamirande pour arriver à Terca avec des connexions sur Attila-Cabassou et Montjoly et devrait être connectée à la Matourienne. Le réaménagement de la crique Fouillée, autre axe structurant, est aussi à l’étude. « On peut partir d’un simple aménagement des berges et avoir des promenades mais on peut aussi aller plus loin : il est possible d’imaginer une navigabilité de la crique ou au moins qu’un club de kayak puisse venir s’entraîner », précise Laurent Barthélémi. Les projets de zones d’activités économiques à Terca portés par la famille Abchée et la Communauté d’agglomération centre littoral dans le cadre du programme Grand parc, se poursuivent et émergeront parallèlement au futur quartier.

Angélique GROS

Un secteur d'habitat spontané s'est développé sur environ 150 hectares à Terca, Komou et Kombo dans le prolongement du quartier Cogneau-Lamirande. - Angelique GROS

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