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Amiante au tribunal : la colère, toujours

Samir MATHIEU Jeudi 27 Juin 2019 - 03h35
Amiante au tribunal : la colère, toujours
Les personnels de la justice dénonce la rupture du dialogue et des tensions toujours plus vives au travail. - Samir MATHIEU

Avocats, juges, greffiers, syndicats et collectifs ont marché du tribunal à la caserne Loubère, où sont délocalisées les audiences.

Une quarantaine de manifestants a défilé hier matin, à Cayenne, du tribunal de grande instance jusqu’à la caserne Loubère. L’objet du mécontentement des professionnels de la justice, c’est encore et toujours le dossier de l’amiante. Les intervenants se sont exprimés sur la situation, dénonçant la dispersion des sites de justice. « Nous sommes nombreux dans de petits bureaux et nous faisons des rotations, en bougeant plusieurs fois par jour », expliquait l’un des participants. Me Sophie Donzenac, ancienne bâtonnière de Cayenne, en a appelé « au gouvernement français, aux hommes politiques de la Guyane et à la CTG ». « Il est inadmissible que nous nous promenions de sites en sites », a-t-elle ajouté, demandant à ce que « le préfet réquisitionne un site ».

Fouad Yayahoui s’est exprimé au nom de l’intersyndicale : « Voilà presque trois mois que le tribunal de grande instance de Cayenne est fermé pour cause d’amiante et que les personnels sont relogés dans des espaces distants et indécents pour exercer. » Selon l’intersyndicale, ces conditions de travail renforcent « les risques psycho-sociaux » pour un personnel « à bout de souffle ».

Dialogue rompu

L’intersyndicale dénonce « une absence totale de communication, un dialogue social rompu et remplacé par des instances au sein desquelles les organisations syndicales et les personnels sont méprisés ». Les mobilisations ont lieu tous les mercredis depuis le 21 mai pour « alerter, sensibiliser et tenter d’obtenir un dialogue social efficace et des réponses ».

Les personnels mettent également en garde leur hiérarchie contre toute tentative de réouverture anticipée du tribunal de grande instance, évoqué selon eux la semaine dernière par des chefs de juridiction : « Si la situation continue ainsi et que les solutions envisagées sont inadaptées, les droits de retrait seront exercés de manière totale. »

Enfin, les collectifs Tròp Violans et les 500 Frères étaient venus apporter leur soutien aux personnels de la justice. « On se moque des professionnels qui exercent une activité pour la Guyane, s’est indignée Ivane Goua porte-parole des collectifs. On les met en danger sur leur lieu de travail. » Elle a ainsi constaté que la caserne Loubère, bien que mise partiellement à disposition de la justice, n’a même pas été nettoyée. Elle aussi en appelle au préfet, au procureur et au président du tribunal.

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