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Des mesures de rupture pour la sécurité routière

G.R /AFP Mardi 09 janvier 2018

Le gouvernement doit annoncer mardi l'abaissement de 90 km/h à 80 km/h de la limitation de vitesse sur les routes secondaires à double sens

- PHILIPPE HUGUEN (AFP)

Pour lutter contre la mortalité sur les routes, première cause de mort violente en France, le gouvernement a annoncé aujourd'hui dix-huit mesures censées "changer en profondeur les comportements" des usagers. Florilège :

- Abaisser à 80km/h au lieu de 90km/h la vitesse sur les axes secondaires bidirectionnels sans terre-plein ou séparation centrale. 400 000 kilomètres sont concernés, y compris en Guyane. Une décision contestée mais que le Premier ministre juge indispensable pour endiguer la hausse de la mortalité routière.

- Rendre obligatoire l'éthylotest anti-démarrage pour les récidivistes ayant perdu deux fois leur permis à cause de l'alcool.

- Immobiliser en fourrière pendant une semaine les conducteurs positifs aux stupéfiants ou à plus de 0,8g d'alcool dans le sang. Ceux qui roulent sans permis verront aussi leur véhicule retenu en fourrière administrative.

- Supprimer le permis de conduire des usagers du téléphone au volant s'ils commettent une autre infraction en plus de celle du téléphone. Le Premier ministre Édouard Philippe a illustré son propos par l'exemple de l'oubli du clignotant, cumulé à l'utilisation du téléphone.

- Renforcer la protection des passages cloutés pour lutter contre les accidents impliquant des piétons. Ces derniers ont augmenté de 19% en 2016 (559 décès)

"Notre obsession, c'est de sauver toujours plus de vies chaque année sur les routes", a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe en annonçant 18 mesures à la sortie d'un Conseil interministériel de sécurité routière (CISR) organisé à Matignon.

Ce plan entend faire reculer le nombre de morts sur les routes, reparti à la hausse (3.477 tués en 2016) depuis le plus bas historique de 2013 (3.268). La France n'a plus connu de hausse aussi durable depuis 1972.

Il a pour principaux objectifs de "faire baisser la vitesse sur les routes", "lutter contre l'alcool et la consommation de produits stupéfiants" et "l'utilisation de téléphones portables au volant", et "renforcer la sécurité des piétons".

Le gouvernement prévoit d'évaluer ses effets d'ici au "1er juillet 2020". "Si les résultats ne sont pas à la hauteur de nos espérances, le gouvernement prendra (alors) ses responsabilités", a-t-il ajouté.

- "Mesure répressive" -

Environ 400.000 kilomètres de routes sur le million du réseau français sont concernés par l'abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale. Les routes à double sens hors agglomération ont en 2016 concentré 55% des accidents mortels (1.911 tués).

Cette mesure est prônée depuis plusieurs années par des associations de sécurité routière comme la Ligue contre la violence routière.

"La priorité des priorités c'est de diminuer la vitesse sur le réseau le plus dangereux de notre pays", s'est réjouie mardi auprès de l'AFP sa présidente, Chantal Perrichon.

L'impact précis de cette mesure reste toutefois à ce stade impossible à prédire, faute d'expérimentation sur une durée assez longue notamment. Des observations réalisées sur ces tronçons-tests ont toutefois montré que la vitesse moyenne a baissé, les bouchons n'ont pas augmenté et l'accidentologie est en baisse.

"La communication sera clé", admet-on à Matignon. "Il faudra une campagne de communication massive pour expliquer que ce petit effort individuel apportera un vrai gain collectif", confirme une autre source proche du dossier.

Les associations d'automobilistes et de motards, elles, contestent son efficacité.

L'abaissement de la vitesse sur ces tronçons est "une mesure politique regrettable", a déclaré à l'AFP le président de 40 millions d'automobilistes Daniel Quéro.

"Il n'y a pas de raison de toucher à la vitesse, les véhicules s'améliorent, la qualité des routes aussi. Et il y a déjà des panneaux abaissant la vitesse à 70 km/h quand il y a un danger", peste-t-il, dénonçant "une mesure répressive de plus" et revendique 600.000 signataires pour une pétition contre les 80 km/h.

Le Front national a annoncé qu'il lançait également une pétition et présenterait mercredi un plan de rénovation des routes.

Opposé au 80 km/h, le vice-président des Républicains, Guillaume Peltier, a plaidé pour "des solutions profondes et concrètes plutôt que des solutions marketing", préconisant notamment "une taxation exceptionnelle des grandes sociétés d'autoroutes".

Selon un sondage Harris Interactive publié mardi pour RMC et Atlantico, 59% des Français sont opposés à cette mesure, et 83% pensent qu'elle vise surtout à accroître le montant total des contraventions.


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3 commentaires

Vos commentaires

FLAMBI 10.01.2018
L'ALCOOL

et l'alcool on n'en parle papa-la-carapa

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papa-la-carapa 11.01.2018
L'alcool, les drogues au volant

C'est un autre sujet.
On a pas besoin forcément de conduire pour se mettre en danger avec ce genre de substance, donc ce n'est pas pertinent d'en parler.

Il faut comprendre que cette loi pour baisser la vitesse de 90 à 80 est avant tout un message politique qui se veut fort. C'est une mesure pour influencer l'opinion publique : pas une mesure pour sauver des vies.

...sans parler de l'hypocrisie de notre premier ministre qui soutient cette mesure corps et âme.... mais qui lui même s'est vu retirer son permis en 2015 pour avoir roulé à plus de 150 sur une voie à 110....

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papa-la-carapa 09.01.2018
On est dans un pays de fous

Plus on diminue la vitesse, moins les chocs seront violents... A 80 ou 90 ça ne fera pas de grande différences... autant rouler à 30 tant qu'on y est...
En France on ne connaît que la répression, on est vraiment un pays de masochistes.

En Guyane, je pense qu'avant de baisser les limitations de vitesse, les accidents baisseraient tout autant si on se décidait à faire certaines choses autrement.
Mieux entretenir les routes (boucher tout ces nid de poules...)
Mieux les adapter au contexte guyanais (plus de pistes pour les 2 roues, comme à l'entrée de St Laurent)
Construire les 2X2 voies CAY-MAT, CAY-MAC-(KOU) qu'on nous promet depuis des années ?
Ca éviterait enfin de se taper les escargots à 70 sur la nationale... qui obligent beaucoup de gens agacés par ce comportement à prendre des risques.
Et je ne parle même pas de tout les emplois que ça créerait, toutes ces constructions...

Puis si le problème c'est l'argent...
En Réunion, ils se sont construit un superbe viaduc à presque 2 milliards d'€ !!!
Et nous on fait grève pendant un mois pour toucher 2, 300 millions (soupir)
Oui, y a plus de monde en Réunion, mais quand même, on sent qu'il y a un bug...

Enfin, tout ça pour dire qu'au final, c'est les gendarmes qui vont s'en donner à coeur joie avec les planques radars...

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