France-Antilles et ses partenaires utilisent des cookies pour le fonctionnement de leurs services, réaliser des statistiques d’audience, proposer des contenus et publicités personnalisés. En utilisant ce site, vous consentez à cette utilisation. En savoir + et gérer ces paramètres. OK
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr

Incident sur le Maroni : Lénaïck Adam interpelle le ministre

Mardi 18 Juin 2019 - 16h50
Incident sur le Maroni : Lénaïck Adam interpelle le ministre
Lénaïck Adam. / photos FXG - Pierre-Yves CARLIER

Lors d’une séance de questions au gouvernement, le député Lénaïck Adam a interpellé Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, au sujet des incidents fréquents sur l’espace fluvial transfrontalier entre le Suriname et la Guyane.

Avant de poser sa question, le député de la deuxième circonscription a indiqué qu’à cause des incidents sur l’espace fluvial transfrontalier, le président surinamais, Desi Boutersé, a fini par suspendre l’ensemble des opérations de lutte contre l’orpaillage clandestin entre les Forces armées en Guyane et la police militaire du Suriname. « Ces opérations menées en terres surinamaises ne font pas l’unanimité quant aux méthodes utilisées par l’armée et les gendarmes français. En effet, ce manque de coopération entre forces militaires, dans le cadre d’opérations Harpie, les populations du Maroni en pâtissent ! », atteste le député de la deuxième circonscription.

« Je suis moi-même originaire de ce fleuve. Je peux aisément en témoigner. Et pour m’être entretenu à ce sujet avec les autorités surinamaises, je peux vous assurer que cet élément est à prendre en considération de façon prioritaire si l’on veut trouver une solution satisfaisante et durable », a lancé le député en guise de recommandation au ministre.

Balkanisation

Lénaïck Adam a encore expliqué qu’au-delà d’une frontière entre deux États, « le Maroni est un bassin de vie, où cohabitent populations amérindiennes et bushinengue, indifféremment de toute considération juridique ».

Ces éléments ont poussé le député à conseiller au ministre des Affaires étrangères d’associer les populations du fleuve Maroni à tous travaux de délimitation frontalière entre les deux pays.

« De part et d’autre des deux rives, les populations se connaissent, sont parentes et n’ont que la pirogue pour moyen de communication. Jamais, elles n’accepteront d’être privées de cette liberté d’aller et venir à leur guise », avertit le parlementaire.

En demandant au ministre, s’il comptait faire des propositions dans les négociations diplomatiques avec le Suriname, le député a insisté sur le fait que « ces propositions sont essentielles si nous voulons éviter toute balkanisation préjudiciable pour ces populations ».

500 km de frontières

La réponse de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a conforté le député de la deuxième circonscription de Guyane : « L’identification précise de la frontière sur le fleuve Maroni est un problème réel qui rend difficile la coopération policière, notamment dans la lutte contre l’orpaillage illégal dans cette zone. » Il a indiqué avoir donné, dès qu’il a eu connaissance des incidents, des orientations pour qu’il y ait une coopération « pour permettre une délimitation acceptée par tous sur la frontière entre le Suriname et la France ».

Le ministre a encore indiqué que le Suriname est un pays ami de la France avec lequel elle partage 500 km de frontières et qu’un accord-cadre, signé l’année dernière entre les deux pays, permet un vrai développement partagé, en particulier entre les deux rives du fleuve Maroni.

Bernard DORDONNE

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
10 commentaires

Vos commentaires

xxl 19.06.2019
@RAF 973

Mes interventions sur france antilles c'est juste pour faire réagir, croyez que je suis du genre pas méchant, ni raciste, ni xénophobe, ni rien du tout, sauf que je suis quelqu'un qui aime la logique. et j'aime animer les différends blugs.

Répondre Signaler au modérateur
xxl 19.06.2019
@RAF973

Excusez-moi SVP ? L'or se trouve ou ? SI L'OR SE TROUVE AU SURINAME OU AU BRESIL C'EST A EUX. BON soyons sérieux ce qui est en guyane appartient aux guyanais, maintenant ceux qui viennent dépouiller la guyane le plus souvent n'ont pas de papier, alors dites moi, un inconnu qui rentre chez vous et repart sans votre permissions avec vos affaires comment cela s'appel ?

Répondre Signaler au modérateur
xxl 19.06.2019
@RAF973

Excusez-moi SVP ? L'or se trouve ou ? SI L'OR SE TROUVE AU SURINAME OU AU BRESIL C'EST A EUX. BON soyons sérieux ce qui est en guyane appartient aux guyanais, maintenant ceux qui viennent dépouiller la guyane le plus souvent n'ont pas de papier, alors dites moi, un inconnu qui rentre chez vous et repart sans votre permissions avec vos affaires comment cela s'appel ?

Répondre Signaler au modérateur
xxl 19.06.2019
@RAF973

Excusez-moi SVP ? L'or se trouve ou ? SI L'OR SE TROUVE AU SURINAME OU AU BRESIL C'EST A EUX. BON soyons sérieux ce qui est en guyane appartient aux guyanais, maintenant ceux qui viennent dépouiller la guyane le plus souvent n'ont pas de papier, alors dites moi, un inconnu qui rentre chez vous et repart sans votre permissions avec vos affaires comment cela s'appel ?

Répondre Signaler au modérateur
RAF973 19.06.2019

Bj XXL
Je ne comprends pas trop votre commentaire par rapport au mien. Évidement que ce qui se trouve au SU appartient au SU et ce qui se trouve au BR appartiens au BR et bien sur que ce qui est en Guyane appartient à la Guyane.
Quand il est question d'orpaillage illégal on parle bien de ce qui se passe en Guyane puisque sur le fleuve, et c'est la ou est le probleme c'est légal pour les surinamais mais pas pour les français... donc on en arrive a des situations comme aujourd'hui . Si une barge travail coté SU pas de probleme mais sitôt coté Guyane ça devient illégal,, d’où la nécessité de clarifier les choses. C'est comme ça que je vois la situation. Cela dit, il n'y a pas que l’orpaillage...; allez voir ou les chinois et autres qui vivent en face de Maripasoula mettent leur poubelles !!! C'est une véritable honte ce qui se passe avec les ordures coté SU... on pourrait en débattre également.

Répondre Signaler au modérateur
RAF973 19.06.2019

Bonjour
Moi je trouve plutôt positif cette intervention. Il est bon de rappeler les particularités de cette partie de la Guyane liée à son histoire ( marronnage).
La frontière doit être défini de manière précise pour pouvoir appliquer la règlementation qui s'y rattache, ça me parait évident.
Cela dit, comment régler le probleme de l’orpaillage quand d'un coté il est interdit et de l'autre non ..., et, que ces mêmes populations qui s'en plaignent sont elles mêmes impliquées dans cette activité ?? On ne peux pas avoir le beurre, l’argent du beurre, et le Q de la Mariane qui le fait. Un moment il va falloir faire des choix peut être ( comme dit par Joko973)et accepter les regles du jeu.
On ne parle même pas des différents qui existent entre ces mêmes populations ( djuka / aluku) et qui pourtant vivent sur le même fleuve mais dont l'histoire a laissé des traces.
Mais LA a raison, c'est un bassin de vie très spécifique et je pense qu'il a bien fait de le rappeler.

Répondre Signaler au modérateur
xxl 19.06.2019
@JOKO973

YO MAN, YES PAPA, C'EST BIEN CA, EXACTEMENT, mais ils sont en trein de s'installer et prendre la guyane en main avec un premier et puis après et puis des habitudes puis s'installe des coutumes pour cacher des choses et puis comme la ba dit !

Répondre Signaler au modérateur
xxl 19.06.2019
@JOKO973

YO MAN, YES PAPA, C'EST BIEN CA, EXACTEMENT, mais ils sont en trein de s'installer et prendre la guyane en main avec un premier et puis après et puis des habitudes puis s'installe des coutumes pour cacher des choses et puis comme la ba dit !

Répondre Signaler au modérateur
joko973 19.06.2019

« De part et d’autre des deux rives, les populations se connaissent, sont parentes et n’ont que la pirogue pour moyen de communication. Jamais, elles n’accepteront d’être privées de cette liberté d’aller et venir à leur guise ». Lénaïck Adam semble oublier que les moyens de communication ont évolué. La télé et les téléphones portables ont fait leur apparition, même sur le fleuve. Donc les populations de part et d'autre de la frontière connaissent les lois. Si elles ne les connaissent pas, notre député peut leur apprendre. Si elles ne les respectent pas, les forces de l’ordre sont là pour leur rappeler. Si elles ne leur plaisent pas, libre à elles de choisir de quel coté de la frontière elles veulent vivre, en assumant leur choix...

Répondre Signaler au modérateur
xxl 19.06.2019
AGITATEUR

Pour faire parler de lui pour les municipales, l'agitateur reprend du service, il a déjà compris qu'il ne fait qu'office de pantinerie parlementaire C'EST VRAIMENT le clown de service, Alors Il cherche à se caser dans une mairie.

Répondre Signaler au modérateur
Sur le même thème
3 commentaires
1 commentaire
1 commentaire
4 commentaires
A la une
3 commentaires