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VOLLEY-BALL

« La Guyane n'a rien à envier à personne »

Propos recueillis par Alain PAULMIN Jeudi 31 mai 2018
« La Guyane n'a rien à envier à personne »
Jacques Camana : « Le plus dur est de confirmer la saison prochaine » (AP)

Jacques Camana, le coach de l'USL Montjoly, récemment sacré champion des Dom-Tom, revient sur l'aventure exceptionnelle qu'a vécue son club lors de la compétition à Issy-les-Moulineaux en région parisienne.

Ancien passeur au club réunionnais de Saint-Denis olympique volley-ball pendant 15 ans, Jacques Camana peut se targuer d'un palmarès éloquent : il a décroché les trophées de meilleur passeur lors la Coupe des clubs champions de l'océan Indien, les Jeux des îles, les coupes et championnats de La Réunion.
Coach de l'USL Montjoly depuis cette saison, il a entraîné le Sport guyanais de 2006 à 2016, période au cours de laquelle il a remporté trois titres de champion des Antilles et une fois le championnat des Dom-Tom à Castres en 2015.
Il a par ailleurs été l'entraîneur de la sélection de la Guyane à l'occasion de plusieurs compétitions, l'emportant notamment en 2015 face à Trinidad, une équipe souvent au sommet de la discipline.
Vous avez réussi cette année le doublé coupe/championnat de Guyane avec l'USL Montjoly, était-ce important pour vous ?
Le potentiel de l'USL Montjoly a été prouvé sur le terrain avec un travail accompli, ce qui nous a conduit à ces deux titres, les prémices de notre déplacement dans l'Hexagone pour le championnat des Dom-Tom.
Avez-vous connu des difficultés pour ce déplacement ?
Un tel déplacement s'est élevé à 12 000 euros. Nous avons eu un partenaire qui nous a avancé les fonds et quelques donateurs qu'on remercie grandement, la Collectivité, la mairie de Montjoly, la DJSCS (direction de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale) et tous nos bénévoles qui, de près ou de loin, nous ont permis d'atteindre nos objectifs.
Quel est le bilan de votre phase de poule à Issy-les-Moulineaux ?
Il est plus que positif. Nous avons battu les Martiniquais de l'Espoir de Sainte-Luce 3 - 0. Et l'équipe championne de La Réunion Saint-Denis olympique volley-ball 3 - 0. Nous étions rassurés et quasiment qualifiés pour la suite. À un rythme très soutenu, à raison de deux matchs par jours, nos joueurs sont restés concentrés jusqu'au bout avec un sérieux irréprochable.
Comment s'est passée la finale face à l'US Aigles Blancs Volley-ball de Saint-Paul de La Réunion ?
Nous avons été menés 2 - 0 puis il y a eu un réveil de mes joueurs car je leur ai dit qu'on les avait déjà battus en qualification 3 - 2, donc qu'on pouvait remettre les « couverts » . Nous avons élevé notre niveau de jeu avec l'appui du public antillais. [...] Notre niveau était très bon mais l'homogénéité de l'équipe a aussi prévalu car techniquement, les Réunionnais étaient meilleurs que nous.
Quels ont été vos résultats pour la Nationale 2 (où le champion des Dom-Tom joue le titre face à des formations de l'Hexagone) ?
Après l'épopée du titre de champion des Dom-Tom, terminée très tard de la nuit, s'est ensuivi un petit marathon car le lendemain, il fallait jouer la Nationale 2 qu'on perd 2 - 1 (25 - 20/20 - 25 et 15 - 10) face à l'Arago de Sète. Dans de meilleures conditions, le résultat aurait été tout autre. Ce titre de Nationale 2 s'est joué à pas grand-chose.
Le bilan de cette aventure est néanmoins positif, qu'en retenez-vous ?
La Guyane n'a rien à envier à personne. Nous avons chez nous du bon potentiel reconnu par tous les participants. Cependant, il nous manque un gros travail de base avec un pôle, un conseiller technique sportif (CTS), des confrontations avec l'extérieur afin que la discipline puisse prendre son envol.
Je dédie le titre de champion des Dom-Tom à la présidente du club de l'USL Montjoly Roseline Salpetrier, à la ligue avec à sa tête Marc-Olivier Anatole et à tous les Guyanais. Vive le volley en Guyane, le plus dur est de confirmer la saison prochaine.

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