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MARDI ÉCONOMIE

Titres-restaurant : du chèque à la carte

Sarah BALAY / Hermann ROSE-ELIE Mardi 17 avril 2018
Titres-restaurant : du chèque à la carte
La carte est plus pratique, elle se glisse dans un portefeuille comme toutes les autres cartes (DR)

Depuis 2014, les entreprises peuvent décider de dématérialiser les titres-restaurant. Exit le papier, vive la carte à puce! En Guyane, la montée en puissance est palpable.

En Guyane, 75% des entreprises proposent des titres-restaurant à leurs salariés. Les collectivités, les communautés d'agglomération et une mairie sur deux les délivrent également. Comme son nom l'indique, ce titre est un moyen de paiement permettant aux salariés de prendre leurs repas dans des restaurants ou des commerces assimilés.
Grâce à lui, le salarié dispose d'un complément de salaire non-imposé lui permettant de financer ses repas grâce à une participation de son entreprise. Celle-ci bénéficie d'ailleurs d'une exonération de charges sociales et fiscales par salarié et par jour travaillé.
En 2014, le gouvernement a autorisé, sans l'imposer, la dématérialisation de ces titres-restaurant. Peuvent ainsi cohabiter les titres version papier, sous forme de chéquier, avec la version carte à puce rechargeable sur le modèle des cartes de crédit, avec l'utilisation du même terminal de paiement par le commerçant.
La 1re génération de ces cartes est déjà supplantée par la 2e, mise en circulation dans l'Hexagone depuis septembre 2016. En Guadeloupe, les « 1re génération » sont déjà présentes depuis 2014 et les secondes circulent depuis janvier 2017 avec une croissance de 12% par mois.
LIMITE DE 19 EUROS PAR JOUR
« Au niveau national, le volume de croissance des 2e génération est de 30% par mois, précise Frédéric Amsler, directeur général adjoint de Conecs, opérateur technique d'acheminement et de collecte de transactions de titres restaurant dématérialisés (TRD) pour le marché français. En janvier dernier, il a atteint les 40%. Avec un peu de retard, la Guyane va suivre la même courbe grâce à une commercialisation active » . Les nouveaux clients sont des entreprises qui souhaitent remplacer le chèque papier par la carte à puce ou celles qui désirent passer de la carte 1re génération à la seconde. Il y a également des entreprises, qui n'avaient ni l'un, ni l'autre et qui sont séduites par les cartes, plus simples d'utilisation que le papier.
Ces cartes 2e génération sont avantageuses aussi bien pour l'entreprise, le commerçant et le salarié (voir ci-contre) . Seul bémol, le salarié doit s'en tenir à la limite de 19 euros par jour en une ou plusieurs fois. Ce plafonnement existait déjà mais, il pouvait ne pas être respecté avec les titres papier. « Conecs déploie actuellement chez les commerçants la fonction sans contact. En effet, comme la plupart des cartes bancaires, la carte titre-restaurant est également équipée d'une fonction paiement sans contact, poursuit Frédéric Amsler. Le salarié peut également connaître son solde en consultant son ticket de caisse ou via les applications smartphone mises à disposition par les émetteurs » . Cette dématérialisation va-t-elle devenir obligatoire ? C'est ce que souhaite la commission nationale des titres-restaurant qui n'a pas hésité à le rappeler à Muriel Pénicaud, ministre du travail à l'occasion des 50 ans du titre-restaurant, organisé en janvier. « Employeurs, restaurateurs, grandes distributions militent tous pour une date de fin du papier, qui pourrait arriver fin 2020 » , conclut Frédéric Amsler.
Sarah BALAY (FAG) & Hermann ROSE-ELIE
Renseignements : pour les restaurateurs intéressés : 0892680655. Les entreprises peuvent contacter leur émetteur.
REPÈRES
Plusieurs sociétés émettrices
Les « tickets restaurant » ne sont en fait qu'une des formes de titres restaurants. Ces derniers sont commercialisés par diverses sociétés émettrices habilitées et peuvent prendre différentes appellations : les Tickets-restaurant pour Edenred, les Chèques-déjeuner pour le groupe U P, les Chèques de table ou Apetiz pour Natixis Intertitres, les Pass-restaurant pour Sodexo.
Une utilisation réglementée
Les titres-restaurant peuvent être utilisés dans les restaurants, les boulangeries, les snacks et les supermarchés qui le souhaitent. A noter qu'il y a un plafond d'utilisation fixé à 19 euros maximum par jour, à dépenser en une ou plusieurs fois et que leur utilisation est uniquement destiné à l'acquittement d'un repas ou des éléments du repas du salarié. Les titres-restaurant peuvent également être utilisés pour l'achat de fruits et légumes frais.
Les commerçants sont libres d'accepter ou de refuser les titres-restaurants. S'ils acceptent, ils ont l'interdiction de rendre la monnaie lorsque le montant du titre est supérieur à la somme due par le client. Les titres restaurant sont non utilisables les dimanches et jours fériés (sauf décision contraire de l'employeur). En cas d'utilisation de la carte en dehors des jours autorisés, le paiement est automatiquement bloqué. Avant d'accepter les titres-restaurant, le commerçant doit avoir obtenu un agrément délivré par la commission nationale des titres-restaurant (CNTR). Il recevra alors automatiquement une carte de domiciliation et un numéro Conecs avec lesquels il peut appeler son mainteneur habituel pour mettre à jour son terminal de paiement en quelques minutes.
Ce qui n'est pas utilisé un mois est utilisable le mois suivant. Le montant attribué a un « millésime » annuel et non mensuel, il est donc utilisable sur toute l'année, et donc également sur l'année suivante avec la procédure de report.
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C'est le nombre, en millions, de salariés bénéficiant de titres-restaurant à l'échelle nationale, soit 16% des salariés français.
Le titre-restaurant souffle ses 50 bougies
C'est en Angleterre, à la fin des années 50 que le concept titre-restaurant est né. En France, l'idée est arrivée au début des années 60 et remporte vite un vif succès. Le titre-restaurant se dote d'un cadre législatif qui en fait, en septembre 1967, un véritable avantage social exonér de charges sociales et fiscales.
Carte titres-restaurant : des avantages pour tous
Pour l'employeur
Au lieu de stocker et distribuer les chèques-déjeuner papiers (risque de perte, de vol et perte de temps), l'employeur doit simplement recharger les cartes des salariés chaque début de mois en un seul clic.
Pour le commerçant
Il n'a plus à compter les chèques papier et à les envoyer par la poste au centre de traitement et de lecture. Les cartes 2e générationne s'appuyant plus sur le réseau de carte bancaire (mais sur un réseau privé), le commerçant ne paye plus de commission bancaire et voit sa comptabilité facilitée grâce au distingo flux CB/flux TRD (titres-restaurant dématérialisé). Une mise à jour de son terminal est nécessaire pour passer à la carte 2e génération.
Pour le salarié
La carte est plus pratique, elle se glisse dans un portefeuille comme toutes les autres cartes. En cas de perte ou de vol, il y a possibilité de la bloquer avant de faire une nouvelle demande. Le salarié peut également payer au centime près, mais attention, dans la limite de 19 euros par jour (en une ou plusieurs fois). Le solde de son compte est affiché sur son ticket de caisse, mais il peut également le consulter sur une application (smartphone).
PLUS D'INFOS
- Il y a deux pôles principaux pour les Titres-Restaurants : Kourou et Cayenne.

- Beaucoup de commerçants guyanais acceptent les Titres Restaurant Papier mais n'ont pas l'agrément de la CNTR (Commission Nationale des Titres-Restaurant, organisme de régulation dépendant du ministère du travail et des finances). Ils les dépensent donc chez des commerçants agréés. Cela ne fonctionnera pas avec les Titres dématérialisés. Tous les commerçants qui veulent accepter les Cartes Titres-Restaurant doivent s'assurer d'être bien agréés auprès de la CNTR (www. CNTR.fr) pour pouvoir accepter les cartes Titres-Restaurant.

- Un autre aspect intéressant de la carte liée à l'éloignement et aux distances en Guyane est qu'il sera plus facile pour les salariés et leurs employeurs de recharger une carte que de se faire livrer tous les mois des chèques papier.

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3 commentaires

Vos commentaires

xxl 17.04.2018
@raf973

Heureusement que ces mêmes chinois acceptent que leurs clients paient leurs courses en tickets restaurant sinon vos divers bambins mourraient de faim.

Répondre Signaler au modérateur
RAF973 18.04.2018

Mais oui bien sur, sans eux on est mort. Vous me faites rire XXL.... De la même façon que ces commerçants refusent le payement par carte des bouteilles de gaz....
Cela dit, merci à eux pour les innombrables services qu'ils nous rendent mais en voir certains piller les rayons sur certaines promotion et payer tout en ticket resto moi ça me gonfle.
Voila

Répondre Signaler au modérateur
RAF973 17.04.2018

Bonjour
Fini donc les chinois qui payent leurs caddies remplis de promotion ( qui seront revendu au tarif fort ....) avec les tickets resto ?
On ne voit cela qu'ici en Guyane.
Cdlt

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