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CAYENNE

DES ATELIERS POUR L’AVENIR DES JEUNES DE CAYENNE

Mardi 21 mai 2019
DES ATELIERS POUR L’AVENIR DES JEUNES DE CAYENNE
DES ATELIERS POUR L’AVENIR DES JEUNES DE CAYENNE

Samedi, le stade Jean-Claude-Lafontaine à Cayenne a été le théâtre d’activités dont le but était de donner la parole aux jeunes de la ville. La plupart, issus des quartiers de la ville, qu’ils soient en insertion ou à l’université, se sont exprimés librement à travers les ateliers (Lire FA Guyane du samedi 18 mai). Lors de la restitution des travaux effectués dans les ateliers, les élus et le maire ont salué l’implication des participants. Les slams rédigés par les jeunes du quartier de la Crique ont été lus et longuement applaudis par l’assistance. Tout l’après-midi et jusqu’à 22 heures, des activités sportives, culturelles et artistiques se sont succédé. Texte & photos : Serge RAVIN

Damien Dos Santos,21 ans, Animateur association Gadj

« J’ai fait l’animation du groupe qui a travaillé sur la violence, l’insécurité, les jeunes et les pouvoirs publics. Il y a eu aussi un atelier sur le sport animé par Thierry De Neef, directeur adjoint au service des sports de la ville de Cayenne et il a été évoqué les activités sportives sur le territoire. Il y a une forte demande d’équipements notamment dans les quartiers de Cayenne. »

Damien Dos Santos - Serge Ravin
Renée Chérubin-Jeannette

« Dans le premier atelier, nous devions créer un réseau social pour faire partager tous les événements qui se passent dans la ville de Cayenne ou dans tout le département. Dans le deuxième atelier, on a travaillé sur la régie de quartier. C’est un dispositif  qui a pour objectif d’appréhender toutes formes de relations susceptibles de maintenir la solidarité du groupe. Il recherche des formules pour améliorer le cadre de vie des jeunes dont beaucoup n’ont pas de diplômes. Ça évite de les laisser sur le bord du chemin. Cela leur permet d’être accompagnés dans la démarche d'insertion dans le tissu social et professionel de la ville. »

Renée Chérubin-Jeannette - Serge Ravin
Joseph Kender, 17 ans, alias Majesty Art

Son exposition sous un chapiteau présente une vingtaine de figures de personnalités guyanaises et de l’extérieur : « J’ai commencé ces dessins en juillet 2018 pour faire des expositions. J’expose aujourd’hui pour donner envie aux jeunes de dessiner. Il y a des talents en Guyane et des jeunes qui veulent dessiner. On ne leur propose pas grand-chose. J’ai appris le dessin au collège et au lycée. Ensuite, je suis allé sur YouTube et j’ai regardé des vidéos, c’est ainsi que je me suis perfectionné. J’apprends de nouvelles techniques au fil des jours. Je suis autodidacte. Les jeunes qui sont venus au stand sont étonnés de voir le travail réalisé. Ils pensent qu’ils ne pourraient pas atteindre ce niveau d’exécution mais c’est tout simplement parce qu’il n’existe pas d’école d’art picturale en Guyane et ils ne sont pas accompagnés ni instruits par des pédagogues qui pourraient les conseiller. »

Joseph Kender - Serge Ravin
Danièle John, Association GADJ (Guyane Accompagnement Développement Jalonné)

« Dans les ateliers, il y a eu des groupes de parole et des débats pour pouvoir parler de la violence, de l’insécurité et de l’accompagnement des parents au niveau de la parentalité. Nous avons réfléchi aussi sur tous les comportements qui sont en lien avec le décrochage scolaire et la réussite éducative. Nous étions trois groupes de jeunes à travailler sur les thématiques suivantes : à quoi sert une mairie, délinquance et insécurité. Quelles manifestations prenaient ces notions dans les quartiers et quelles solutions la mairie pouvait apporter face à ces problèmes. »

Danièle John - Serge Ravin
Samantha Labonté, 26 ans, agent d’accueil polyvalent au sein de l’école de la deuxième chance de Guyane

« Dans notre atelier, nous avons échangé sur le fait de savoir si, dans une dizaine d’années, il serait difficile d’accéder à un emploi par rapport à plusieurs paramètres à prendre en compte : l’économie, le développement au sein du département... Pour certains, ça paraît difficile d’accéder à un emploi, pour d’autres, ce serait plus facile à la condition qu’il soit mis en place des dispositifs d’accompagnement pour un accès à l’emploi pour tous. Le travail, les revenus, une vie stable, la situation professionnelle, la recherche du bien-être et la perspective du futur ont été au centre des préoccupations. »

Samantha Labonté - Serge Ravin
Kévin Derond

« J’ai 19 ans et je suis étudiant en droit à l’université de Guyane, à Cayenne. J’ai travaillé dans l’atelier animé par Audrey Leemann chargée du pôle « Réseau social » de la mairie. J’ai présenté les conclusions de nos travaux qui étaient axés sur la jeunesse, le numérique et les réseaux sociaux. Nous avons déterminé les réseaux sociaux les plus utilisés par les jeunes à savoir YouTube, Whatsapp et Instagram et nous avons imaginé des modes de communication à développer pour permettre aux jeunes de découvrir les services publics et comment communiquer avec eux. »

Kévin Derond - Serge Ravin

Groupe de jeunes des frères de la Crik

« Dans les ateliers, nous avons pu nous exprimer, parler de notre quartier et dire ce qu’on voulait pour l’améliorer. On a des équipements sportifs pour le football, le basket-ball, le handball, la boxe et les MMA (arts martiaux mixtes) pratiqués par Nahel Lama, le président de notre association des Frères de la Crik. On demande moins de violence et plus de solidarité. Il faut arrêter la circulation et l’utilisation des armes. On veut que le quartier soit agréable. On veut qu’il soit propre. Une fois par an, on fait des opérations pour nettoyer le quartier lors de l’opération « podium » avec la mairie. Tous les habitants participent au ramassage des déchets. On a composé du slam pour notre plaisir et pour Jonathan, ce frère que nous portons dans notre cœur. » « REP (repose en paix) », ont-ils clamé.

Frères de la Crik - Serge Ravin

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