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Creeks Mx ambiance les vacances

Propos recueillis par Angélique Gros Lundi 18 Juin 2018 - 15h26
Creeks Mx ambiance les vacances

Son actualité a été des plus mouvementées depuis 2017, entre des concerts à Cayenne, Tel Aviv, Paris, Dubaï ou encore Londres. Le DJ compositeur et producteur Creeks Mx est de retour en Guyane pendant les vacances et il ramène avec lui la fièvre soca. Rendez-vous en soirée à l’occasion des Garden de l’association Soyana mais aussi sur les ondes de Guyane la 1re pour retrouver son émission hebdomadaire : Ninja pull up.

Vous n’avez pas chômé cette année…
Oui, ça a été une année d’ouverture sur l’Europe et même sur des destinations internationales comme Israël ! J’y suis allé pour accompagner Bamby et Jahyanaï bien que Bamby n’ait finalement pas pu venir et qu’on ait donc fait la date à deux avec Jahyanaï. C’était impressionnant, on a vraiment été accueillis comme des stars. Le plus hallucinant, c’est quand le public, qui ne parle ni anglais, ni français, a commencé à chanter en créole guyanais. Le son de Bamby, Fo ba mo lé qui n’a pas eu un gros succès chez nous, eh bien là-bas, ils le connaissaient par cœur !
Vous avez aussi fait une prestation à Dubaï, c’est plutôt inattendu comme destination, non ?
Oui, j’ai été contacté via Instagram et c’était parti. J’ai fait beaucoup de pays dans ma carrière mais je n’aurais jamais pensé aller à Dubaï et en Israël. Vous savez, à Dubaï, le son Bazardé de Keblack fait un carton. Là j’y suis allé pour spring break (équivalent américain des vacances de Pâques, ndlr) organisé par des Jamaïquains et des Anglais sur cinq jours : le Brit Jam. C’était génial. J’y suis retourné en mai, mais la date a finalement été annulée…
Ce n’est pas votre premier spring break…
Non. En 2015, on a créé un spring break tropical en Espagne. La première année, ça s’est très bien passé. Mais la deuxième année ça a pris trop d’ampleur… et on a été interdit par le roi d’Espagne ! C’était assez drôle de voir toute les télés espagnoles parler de nous ! En fait, les Catalans ne veulent plus avoir cette image liée au spring break. En partie parce qu’à Salou, en Espagne, un hôtel a été complètement saccagé lors d’un spring break anglais… Après nous ce n’est pas pareil, c’est plus le réseau caraibéen, antillais, ça n’est pas la même ambiance. Mais on l’a finalement fait à Agde (dans l’Hérault, ndlr).


2017 est un tournant très carnaval et soca pour vous…
Oui, cette année, j’ai vraiment eu envie de faire découvrir la soca à mon public. Je suis un peu caraïbéen dans le sang et c’est un style que je mixe et que je chante depuis très longtemps ! J’ai fait le carnaval de Trinidad et Tobago pour la première fois l’année dernière. J’ai été invité par DJ Stephan que j’ai rencontré lors d’un spring break en Espagne. C’était sur la plage privée d’un hôtel avec Jairo et d’autres gros noms du monde soca comme Ricky T, Skinny Fabulous, etc.
D’où vous vient cette passion pour la soca ?
Au début de ma carrière, je suis parti pour faire le pont entre la vibe et les sons guyanais avec l’Hexagone. Le combat, c’était ça : faire découvrir là-bas ce qu’on écoute nous ici. On a fait un gros travail car il y a deux ou trois ans de ça, beaucoup de gens dans le réseau ne connaissaient pas la musique guyanaise, notre ambiance, notre délire. Maintenant qu’il ya beaucoup d’artistes qui percent, je mène mon autre petit combat : la soca.
Vous avez aussi mixé pour le carnaval de Notting Hill en août dernier...
Oui, ça fait trois ans que je participe au carnaval de Notting hill qui dure environ une semaine. Je fais partie du band Island mas et chaque année on a deux chars : un le dimanche et un le lundi. Je mixe aussi dans des soirées sur les rythmes de Trinidad. C’est comme ça qu’on rencontre d’autres artistes. Le carnaval, c’est devenu un réseau car maintenant c’est toute l’année : New York, Miami, Trinidad, Barbade, etc.

Comment préparez-vous vos concerts ?
Je prends beaucoup de notes sur mon téléphone et après, quand arrive le jour de la prestation, je les regarde et les organise un peu puis je prépare les dossiers sur mon ordi.
J’aime faire chanter les gens, qu’ils puissent sortir de la soirée en se disant qu’ils ont pris leur pied. Je pense que, depuis le début, je suis resté moi-même : j’aime « le bon bordel », c’est un peu ma marque de fabrique de faire bouger les gens, de faire des chorégraphies, etc.
Comme vous projettez-vous dans votre carrière musicale ?
L’objectif maintenant, c’est les festivals ! Pouvoir taper sur l’international comme Snake, Major Lazer, etc. J’ai beaucoup réduit dans la production parce que déjà, c’est un gouffre financier et aussi parce que je suis encore dans le game j’ai envie de dire ! Donc si je me disperse à faire de la production ou le manager, j’en pâtis…
À ce propos, quelles sont les actualités du Label Blockop ?
La grosse actu cette année, c’est Stacy. On l’a découverte quand elle était venue chanter chez Gwo, un pote qui a absolument voulu qu’on sorte le son. On avait tout fait dans les règles, on l’avait envoyé aux radios, etc. sauf que personne n’en voulait. Mais le public avait vraiment adhéré. C’est-à-dire qu’en soirée, il chantait sa chanson, etc. Un an et demi plus tard, je reçois des mails de radios, de télés qui veulent le son et le clip ! Et aujourd’hui, le titre a plus de 7 millions de vues sur YouTube. En ce moment, on travaille avec elle sur un opus d’une douzaine de titres car elle n’a jamais sorti d’album. Je travaille aussi avec un jeune artiste de dancehall, Sikem mais pour l’instant, on bosse sur ses textes. Je l’aide mais je ne suis pas vraiment son agent comme j’ai pu l’être pour Jahyanai.

Quels sont vos projets ?
Comme chaque grandes vacances depuis une dizaine d’années, je rentre en Guyane aux mois de juillet et d’août. Je vais continuer à animer Ninja pull up sur Guyane la 1re. C’est une émission de mix où j’invite des DJs et chanteurs. Je continue à faire ce que je fais depuis le début : faire du lien et présenter de nouveaux artistes. En parallèle, il va y avoir les différentes soirées dont les gardens avec Soyana (Lire ci-dessous) et mes 34 ans, le 20 juillet. On a réfléchi à deux ou trois lieux insolites… Cette année encore je serai au festival All days in, en Guadeloupe les 21 et 22 juillet. On va aussi peut-être remettre sur pied le Yana Comedy, que j’ai créé avec Maldone, si on trouve des jeunes talents…
Après avoir fait autant de scènes, comment trouvez-vous le public guyanais par rapport aux autres ?
C’est la chaleur ! Je n’ai jamais vu un public aussi électrique. Quand ils aiment un son, ils entendent les premières notes et sont déjà en train d’hurler !
 
Les dates de Creeks Mx
— 1er juillet : White garden party avec l’association Soyana
— 7 juillet : Luxury Glam, à La Marina à Kourou
— 13 juillet : Splash color, à Macouria
— 20 juillet : Creeks Mx bday
Les dates, lieux et horaires sont à retrouver en page Sortir de France-Guyane.
 

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