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Le cinéma Eldorado classé Art et essai

Angélique GROS Mardi 17 juillet 2018
Le cinéma Eldorado classé Art et essai
Serge Pastor, propriétaire-exploitant de l'Eldorado devant l'ancien projecteur en bobines de 35 mm utilisé avant le passage au numérique (AG)

Depuis le mois de juin l'Eldorado est devenu le premier cinéma des Antilles-Guyane classé Art et essai. Au delà d'apporter une reconnaissance aux efforts fait par les exploitants-propriétaires pour offrir une programmation de films d'auteurs aux cinéphiles cette labellisation facilite l'accès aux distributeurs et permet d'accéder à des subventions.

Après un an de supsense, le cinéma l'Eldorado a été classé Art et essai par le Centre national du cinéma (CNC), en juin. Le classement Art et essai a pour but de soutenir les cinémas dont la programmation est majoritairement composée de films ayant le critère Art et essai, à savoir des films d'auteurs, du cinéma indépendant, l'inverse des blockbusters hollywoodiens. « Notre politique c'est vraiment de promouvoir le cinéma international. On a des films iraniens, coréens, français, italiens, etc. » , explique Serge Pastor, propriétaire-exploitant de l'Eldorado depuis 2014. Alors que depuis quatre ans un travail de réseau a été réalisé auprès des distributeurs pour faire connaître le cinéma, ce classement Art et essai va lui permettre d'accéder plus facilement à d'autres films. Grâce à ce classement il bénéficie aussi d'une subvention reversée par le CNC avec laquelle il compte rénover la deuxième salle du cinéma, actuellement hors service. » Treize films sortent en moyenne chaque semaine et notre objectif d'ici 2019 c'est de proposer huit films à l'affiche contre cinq en ce moment et de douze à quinze séances chaque semaine plutôt que de huit à dix actuellement » . Alors que l'Eldorado propose essentiellement de la version originale sous-titrée, l'ouverture de la seconde salle va également lui permettre de proposer ses films en version française.
PLUS DE 18 000 ENTRÉES ATTENDUES
En 2016, l'Eldorado a comptabilisé 13 400 entrées et cette année Serge Pastor estime qu'il en fera entre 18 000 et 20 000. « Depuis quatre ans, on apporte un cinéma nouveau et ça marche bien car tout le monde n'est pas attiré par le cinéma américain et certains sont attirés à la fois par les blockbusters et les films d'auteurs. Nous sommes des cinémas complémentaires avec l'Agora » , explique t-il. En dehors des films d'Art et d'essai, l'Eldorado passe aussi régulièrement des documentaires notamment en partenariat avec l'association Colibri, ainsi que des concerts. D'ici peu, Jean-Hervé Dubrézil, un nouveau collaborateur recruté il y a cinq mois qui achève une formation de directeur de cinéma à l'École nationale supérieure des métiers de l'image et du son, prendra la direction du cinéma. Aucune animation particulière n'est prévue pendant les grandes vacances, une période un peu calme en terme de fréquentation pour le cinéma. « Nous allons continuer à essayer de coller au maximum aux sorties nationales et à diffuser des films de réalisateurs locaux comme Coloc quête de Tyson Ringuet (diffusé la semaine dernière, ndlr). » Comme chaque année, l'Eldorado fermera ses portes la dernière semaine d'août et la première semaine de septembre.
Augmentation de la taxe spéciale additionnelle pour le cinéma
Exonérés jusqu'à il y a deux ans de la taxe spéciale additionnelle (TSA), les exploitants des cinémas d'Outre-mer se sont vus contraints de l'appliquer progressivement à partir de 2016. Passée à 2% au 1er janvier 2017, elle augmentera progressivement pour atteindre 5% d'ici 2019 puis 10,72%, comme dans l'Hexagone, en 2022. Serge Pastor, comme les autres professionnels du secteur, dénonce cette taxe alors que leur frais d'approches : l'acheminement des films, etc. sont supérieurs à ceux de l'Hexagone.

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1 commentaire

Vos commentaires

GIZMO 18.07.2018
Juste reconnaissance !!

et encore merci de nous ouvrir l'esprit à d'autres horizons que ceux des super productions américaines...Continuez comme ça !!

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