France-Antilles et ses partenaires utilisent des cookies pour le fonctionnement de leurs services, réaliser des statistiques d’audience, proposer des contenus et publicités personnalisés. En utilisant ce site, vous consentez à cette utilisation. En savoir + et gérer ces paramètres. OK
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
Vous avez la parole

IMMIGRATION : UN PROBLÈME VIEUX COMME LE MONDE

Mercredi 04 juillet 2018
« Quiconque a le malheur d'immigrer une fois - une seule! - restera toujours étranger partout, même dans son pays d'origine. C'est notre malédiction à nous, immigrants. » Pan Bouyoucas, romancier et dramaturge canadien d'origine grecque Depuis le début de l'humanité, les sociétés fonctionnent toujours de la même façon. De gré ou de force, tout cela commence par une femme ou un homme qui prend le pouvoir au sein d'une famille, d'un petit groupe. Puis cette association se transforme en clan, en tribu, en ethnie, en peuple.
Ce peuple part alors à la conquête de son voisinage immédiat, puis il étend son territoire qui va devenir, au fil du temps, des victoires, des massacres, un conté, un état, un royaume, un empire. Parfois pacifiques, plus souvent belliqueuses, ainsi s'effectuent les incontournables colonisations. C'est inévitable : les migrants d'un jour deviennent inéluctablement les maîtres de demain. Sur tous les continents, les exemples sont multiples et infinis. L'Europe, l'Asie, l'Afrique, l'Océanie, les Amériques connaissent ou ont connu cet impitoyable processus. Ce changement peut mettre des années, des siècles parfois, mais il se développe toujours de la même façon. Suivant la fameuse courbe de Gauss, il démarre petit, grimpe jusqu'à son apogée, puis décline et enfin disparait pour être remplacé par son successeur qui suivra le même cheminement. Seules des ruines, plus ou moins majestueuses, subsisteront pour témoigner. On aura beau utiliser des barrières naturelles comme les mers, les fleuves, les montagnes, on aura beau édifier des murailles en terre, en brique, en acier ou en pierre, (parfois visibles de la Lune), le phénomène suivra fatalement son cours. La misère, l'irrespect, la révolte, la rivalité, l'envie, la jalousie, la haine, etc. Les mêmes moteurs inhérents à la totalité de notre espèce humaine apporteront l'énergie nécessaire pour faire fonctionner ces bouleversements sociaux. Pour sortir de ce démentiel programme sans cesse renouvelé, une solution semblerait appropriée : la « fraternité universelle » . Certains l'on prêchée, d'autre l'on vécut de par leurs actions, quelque uns sont allés jusqu'à donner leur vie. Dans toutes les parties du Globe, des noms nous viennent à l'esprit.
Il y a quelques années, en France, dans la douleur, nous étions presque tous Charlie. Aujourd'hui, ne pouvons-nous pas être tous frères dans la douceur ? N'oublions jamais que nous ne sommes que de passage sur cette petite planète bleue et que rien ne nous appartient réellement. Réfléchissons, quelque part, ne sommes-nous pas désormais tous des immigrés qui voudraient l'ignorer ? Ne tombons pas dans le piège déjà décrié en 1972 par Brassens dans sa célèbre « Ballade » . Ne devenons pas ces « Imbéciles heureux qui sont nés quelque part » ... Les poètes, les rappeurs, les slameurs n'ont-ils pas toujours raison ?
Alain LANDY
Les leçons de l'Histoire

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire