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Vous avez la parole

Réponse au professeur Parépou (1/2)

Samedi 13 janvier 2018
En réponse au courrier du professeur Parépou publié dans notre édition du 9 janvier et intitulé « Une montagne et plein de questions »
Monsieur, Les questions que vous vous posez sur le projet Montagne d'Or sont légitimes et je souhaite vous apporter des premières réponses, en attendant le débat public prévu en Guyane, de mars à juin 2018 et qui sera organisé par la Commission nationale du débat public. Avec toute l'équipe, nous préparons ce débat pour présenter les enjeux du projet, répondre aux questions et écouter les remarques de la population guyanaise.
Concernant les installations minières et la surface impactée, je voudrais souligner que le projet est situé dans une zone autorisée pour l'extraction minière, avec une activité en continu depuis plus de cent quarante ans. De ce fait, plus de la moitié de la surface impactée a déjà été déboisée. La surface concernée représente 8 km2, sur laquelle seront regroupées toutes les installations : fosse, usine de traitement, verses, parc à résidus, plateforme de services et base vie.
Pour extraire l'or primaire, contenu dans la roche en profondeur, il faut creuser une fosse. Cette fosse, dont la stabilité a été étudiée par des experts, s'agrandit et s'approfondit progressivement au cours de l'exploitation. Au bout de douze ans, selon l'étude d'ingénierie définitive publiée en 2017, elle aura les dimensions suivantes : 2,5 km de long sur 400 m de large et 120 m de profondeur en moyenne sur le flanc nord. Il est important de préciser que le chiffre de 400 mètres de profondeur a été publié dans les études préliminaires de 2015 et est maintenant totalement dépassé.
Au sujet des méthodes d'exploitation et de traitement du minerai. Le sous-sol est constitué d'un premier niveau, composé essentiellement de saprolite. Il est directement excavé à la pelle hydraulique. Ensuite, les roches dures, dont est constitué le gisement, sont d'abord fragmentées à l'explosif, puis chargées dans 9 camions articulés de 40 tonnes et 17 camions rigides de 91 tonnes. Il s'agit d'équipements utilisés classiquement en carrière et dans le BTP. Ces camions utilisent ensuite des rampes et pistes, pour acheminer les roches stériles vers des zones de stockage imperméabilisées et le minerai à l'usine de traitement.
Le minerai extrait est d'abord broyé puis traité par un procédé gravimétrique, une méthode mécanique pour récupérer l'or par gravité. Ce procédé seul ne permet de récupérer que 30 à 50% de l'or. L'utilisation de cyanure en circuit fermé permet d'améliorer notablement la récupération d'or pour atteindre 93,8%. Ces procédés sont encadrés par une réglementation stricte. Aujourd'hui, c'est la technique la plus efficace pour valoriser l'or contenu dans ce gisement. Enfin, le cyanure contenu dans les résidus est détruit avant leur stockage définitif dans le parc à résidus, pour lequel nous avons choisi une technologie éprouvée qui garantit, par sa conception, la sécurité de l'ouvrage.
Concernant la remise en état du site, vous avez entièrement raison : tous les opérateurs miniers guyanais doivent remettre en état leur site et nous ne ferons pas exception à la règle. Le site sera réaménagé progressivement, des premières années d'exploitation jusqu'à la fermeture. Le réaménagement prévoit le démantèlement de toutes les infrastructures, l'aménagement paysager des verses à stériles et du parc à résidus, la revégétalisation avec des espèces locales et la remontée naturelle des eaux dans la fosse, qui deviendra un lac. Conformément à la règlementation, et ce dès le début du projet, des garanties financières seront constituées auprès d'établissements bancaires. Elles seront utilisées en cas de défaut de l'entreprise, quel que soit le stade d'avancement du projet.
Je voudrais rappeler que l'activité minière en Guyane est encadrée par les réglementations française et européenne sur l'environnement, parmi les plus strictes au monde. Bien entendu, nous respecterons toutes les règles en vigueur et nos activités seront contrôlées par les services de l'État.
Pierre Paris,président de la compagnie Montagne d'Or

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