En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +
Vous avez la parole

Une montagne et pleins de questions (1/2)

Mardi 09 janvier 2018
Bonjour, je suis le professeur Parépou et je ne suis que du vent qui passe.
Vu à la télé le mois dernier un débat au sujet de la Montagne d'or.
Est-ce qu'il y a eu débat ? Tant les deux protagonistes semblaient ne pas être au fait des problèmes posés par cette mine. Ni des questions qu'on peut légitimement se poser.
J'avoue, je ne suis pas un spécialiste et je n'ai pas de réponses toutes faites.
Mais j'ai les questions! Les questions de bon sens auxquelles nos élus et « responsables » se doivent de répondre. Puisque cette année doit voir s'ouvrir des consultations et des débats, commençons dès aujourd'hui et posons les ces questions. Même si elles peuvent fâcher et si certains peuvent avoir intérêt à ce qu'on n'y réponde pas.
D'abord sur la surface impactée. On nous parle d'un trou de quelques kilomètres de long sur quelques centaines de mètres de large.
Alors, bien sûr, rapporté à la surface de la Guyane, cela revient à une chiure de mouche sur une table de pingpong. Ce n'est donc pas un argument décisif. En revanche, ce qu'il faut souligner ce sont les 400 mètres de profondeur.
Nous a-t-on expliqué de quoi est fait ce sous-sol ?
Est-ce que ce sont des roches dures ? Ou bien sont-ce des argiles, de la latérite ou autres ? Ou bien est-ce un mélange ?
Si on est pragmatique, on doit poser cette question : comment on fait pour remonter le minerai de 400 mètres de profondeur ?
Par un ascenseur ? Un treuil à main ?
Par ces immenses camions bennes qui vont remonter sur une piste qui courra en colimaçon le long des parois ?
Dans ces conditions le trou devra être évasé et donc beaucoup plus large que la surface consacrée au minerai. Pour descendre à 400 mètres, la faible largeur dont on nous parle semble purement fantaisiste.
On nous aurait menti ?
Et ce minerai une fois traité, où sera-t-il stocké ?
Dans le projet tel qu'on nous le présente dans les médias, il n'y a pas un mot sur tout cela.
Va-t-on faire un autre trou ? Un barrage ?
Et ce barrage, où va-t-on le faire ?
Car c'est là que la surface impactée prend des proportions gigantesques. Qu'on nous explique.
À titre indicatif, 400 mètres, c'est plus haut que la plupart de nos montagnes guyanaises. Alors, on le met où ce barrage ?
La superficie de destruction n'a plus rien à voir avec la « chiure de mouche » .
Et ces boues ? Qu'est-ce qu'elles vont devenir ? (Même si elles ne sont pas toxiques, ce qui reste à prouver.) Il y aura toujours un risque qu'elles se déversent dans le fleuve et détruisent tout sur leur passage.
Est-ce que ces risques ont été pris en compte ? Peut-on seulement admettre de prendre un tel risque ?
Et ce trou, une fois exploité, va-t-il être rebouché ?
Les orpailleurs guyanais ont tous l'obligation de remettre en état leur site. Pourquoi cette société en serait-elle dispensée ?
Et comment vont-ils le boucher ce trou ?
Ils vont araser les collines environnantes pour le combler ? Inadmissible!
Et combien ça va coûter ?
(suite du courrier demain)

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire