Précarité à l’Université : une souffrance « dans l’ombre »
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EDUCATION

Précarité à l’Université : une souffrance « dans l’ombre »

Marie ODRY, m.odry@agmedias.fr

La précarité étudiante est une situation que l’on ne présente plus. Cette année, 1 770 étudiants sont boursiers du Crous Antilles-Guyane. Certains d’entre eux se sont confiés à France-Guyane sur leur vie de jeunes adultes, rythmée par la productivité, mais aussi la galère : pas d’eau chaude, pas d’internet, des heures de bus ou encore des jobs étudiants.

Il y a environ 6 000 étudiants en Guyane, et l’université de Cayenne en concentre plus de la moitié. Si pour certains, la vie est agréable sur le campus rayonnant, pour d’autres le quotidien est difficile. Malgré une grande entraide ente les étudiants, certains, dans l’ombre, souffrent.

 

Pas d’eau chaude au campus Troubiran

Nathaniel* est originaire d’Apatou. Depuis trois ans, il vit à la résidence universitaire du campus Troubiran. Son loyer est de 380 euros par mois (éligible aux APL) pour une surface de 21 mètres carrés. « Je suis déjà très reconnaissant d’être ici, bien que nous n’ayons pas d’eau chaude depuis deux ans », commente-t-il. Oui, la douche froide le matin est devenue une habitude pour les étudiants de la résidence universitaire. D’ailleurs, pour laver son linge à la main, ce n’est pas très pratique,...